Du grand remplacement à la créolisation 

Ces derniers jours, de nombreux articles sont parus afin d’exposer une récente étude de l’INSEE relative au nombre d’immigrés vivant en France, au nombre d’enfants nés de parents immigrés sur le sol français et au pays d’origine de ces immigrés. En réaction à ce sombre inventaire, nous avons pu voir, ce mercredi 25 août, monter en tendance Twitter le #grandremplacement. De “fiction d’extrême droite” jusqu’à “tragique réalité”, les diverses réponses des internautes se sont faites entendre et ce mot-clé semble bel et bien séparer deux camps politiques bien distincts. Alors grand remplacement, mythe ou réalité ? Génération Z vous explique. 

Les chiffres du grand remplacement

Nous avons tous observé, au cours de notre vie, le changement idéologique de la politique française ainsi que la mutation de la société. C’est à travers les années et cette impression du délitement du peuple français que Renaud Camus nous a apporté la notion de “grand remplacement”. Selon son auteur, le grand remplacement serait un constat avant tout démographique et économique. Avec l’immigration massive d’une population de fécondité plus élevée et la politique toujours plus folle d’accueil des immigrés, ces populations d’origine extra-européens, se greffant sur notre territoire, seraient donc au long terme en état de remplacement, de surpassement de la population française (et d’Europe) de souche. A cela s’ajoute le bénéfice inestimable pour le libéralisme qu’est cette mine d’or migratoire. Le marché et le patronat s’empresseront d’utiliser ces hommes consommateurs, individus interchangeables et renouvelables, afin de continuer la religion du bénéfice et de l’économie mondialisée.

A cette réflexion et aux observations toujours plus nombreuses du changement qui s’opère dans nos villes, les aveugles qui ne veulent pas voir demandent des preuves. Les récentes et édifiantes études de l’INSEE et France stratégie, organisme de prospective rattaché au Premier ministre, leurs apporteront frontalement. L’étude de l’INSEE se base sur 55 “unités urbaines” françaises comptant plus de 100 000 habitants. Avec ces chiffres, France stratégie à élaboré une cartographie visant à comprendre “l’inégale répartition dans l’espace urbain des différentes catégories de population” en fonction de la tranche d’âge, du caractère social du ménage et de l’origine migratoire

Si l’on prend le cas de Paris, les données en notre possession nous informe que, en 2017, les enfants d’immigrés extra-européens représentaient la moitié des 0-18 ans dans plusieurs arrondissements. En comparaison avec 1990, cela représente en moyenne une augmentation de  25 points, agglomération y compris.

Si l’on souhaite prendre le cas le plus parlant, à savoir la Seine-Saint-Denis, afin d’effectuer une analyse, nous pouvons observer qu’en 2017 dans plus de la moitié des communes de ce département, les 0-18 ans étaient majoritairement des enfants immigrés ou nés de parents immigrés extra-européens. Les chiffres les plus impressionnants sont ceux de la Courneuve avec 75% des 0-18 ans qui sont nés de parents immigrés extra-européens (moins d’un quart sont donc d’origine française ou européenne), Villetaneuse avec 73%, Clichy-sous-Bois avec 72% et Aubervilliers avec 70%. Entre 1990 et 2017, la proportion d’enfants d’immigrés extra-européens a augmenté de 60% à la Courneuve et a doublé (102%) à Pierrefitte-sur-Seine.

Comme le répète depuis peu le gouvernement au sujet du vaccin, nous pouvons débattre de tout sauf des chiffres. C’est à travers ces statistiques que sont exposées la tragique réalité du grand remplacement et le destin de la France. Ainsi pour Eric Zemmour : « Le problème majeur c’est le Grand Remplacement, c’est-à-dire le remplacement d’une population par une autre, d’une civilisation par une autre ». Pour l’auteur du suicide français, qui sonne le tocsin depuis de nombreuses années, la question qu’il faut désormais se poser est la suivante : « Les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? »

Transformation idéologique de la gauche 

L’immigration perpétuelle et le métissage de la population française est désormais impossible à camoufler. Les dénonciations hystériques du grand remplacement par la gauche comme théorie d’extrême droite, raciste et xénophobe ne prennent plus et les Français commencent enfin à prendre conscience de la situation. Pour cette gauche sans frontière et immigrationniste née alors une obligation politique d’utiliser ce phénomène de société à des fins électorales. En effet, promettre aux immigrés et enfants d’immigrés, qui continuent à vivre sur le territoire français comme dans leur pays d’origine, que nous continuerons à ramener de leurs anciennes terres leurs familles, amis et connaissances, est un moyen de s’assurer de leur soutien dans les urnes. C’est ainsi que Jean-Luc Mélenchon a fini par employer le terme de “créolisation de la société” dans ses meetings. Pour lui, la créolisation est “l’avenir du monde” et elle “n’est pas un projet ou un programme, c’est un fait”. Jean-Luc Mélenchon salua notamment Eric Piolle qui, sur son compte Twitter, revendique haut et fort soutenir la créolisation : « Je crois à notre projet radical, qui ne fait pas de concession, qui va jusqu’au bout. […] Je crois à la force de la créolisation ». Anciennement théorie raciste et désormais projet radical, la créolisation est en passe de devenir l’allumette électorale dans les mains des pyromanes humanistes.  ère dans nos villes, les aveugles qui ne veulent pas voir demandent des preuves. Les récentes et édifiantes études de l’INSEE et France stratégie, organisme de prospective rattaché au Premier ministre, leurs apporteront frontalement. L’étude de l’INSEE se base sur 55 “unités urbaines” françaises comptant plus de 100 000 habitants. Avec ces chiffres, France stratégie à élaboré une cartographie visant à comprendre “l’inégale répartition dans l’espace urbain des différentes catégories de population” en fonction de la tranche d’âge, du caractère social du ménage et de l’origine migratoire.

Si l’on prend le cas de Paris, les données en notre possession nous informe que, en 2017, les enfants d’immigrés extra-européens représentaient la moitié des 0-18 ans dans plusieurs arrondissements. En comparaison avec 1990, cela représente en moyenne une augmentation de  25 points, agglomération y compris.

Julien Dupuy
Rédacteur