A la suite de sa victoire lors du Congrès LR le 4 décembre dernier, Valérie Pécresse entame sa campagne par une véritable purge de la frange conservatrice du parti.

Valérie Pécresse avait annoncé dès le jour de sa victoire qu’elle ne reprendrait pas le programme de son concurrent Éric Ciotti. Ce premier signe était de fort mauvais augure pour toute l’aile conservatrice des sympathisants et militants LR.

La Guillotine au nom de l’unité

A ce premier signal, de nombreuses exclusions ont suivi. Fort légitimement, plusieurs représentants LR et partisans de la ligne politique qu’avait défendu Éric Ciotti ont commencé à tourner leurs regards vers Éric Zemmour.

Guillaume Pelletier, suite au meeting de Villepinte, avait notamment publié un Tweet dans lequel il déclarait : « Comment rester insensible au discours pour la France d’Éric Zemmour ? », appelant ensuite à ce que les partis d’oppositions de droite n’aient qu’une seule cible : Emmanuel Macron.

Valérie Pécresse et Christian Jacob, président du parti, ont bien compris le message. A la suite de ce tweet, Guillaume Peltier a été écarté en perdant son titre de vice-président du parti.

La purge ne s’est pas limitée à quelques figures phares : parmi les militants LR également, plusieurs têtes sont tombées. Eddy Casterman, président du mouvement Racines d’Avenir et assistant parlementaire du sénateur Vincent Segouin a été limogé par ce dernier. Victor Bonin, président des Jeunes avec Barnier, a également été relevé de ses fonctions de responsable départemental.

Leur crime ? Avoir participé à une réunion publique entre de jeunes militants LR et Éric Zemmour. Le parti justifie ces décisions par la nécessité de « l’unité » derrière Valérie Pécresse. Au lieu d’entendre ces centaines de militants qui veulent soutenir une ligne politique forte, patriote et nationale, les LR décident d’expulser tous ceux qui osent sortir du rang.

Une trahison assurée

Depuis des décennies, l’UMP puis les LR tiennent un discours fort, sans qu’il soit suivi d’une action claire et efficace. Les cadres, majoritairement centristes, utilisent les mots de leurs militants et sympathisants, beaucoup plus à droite qu’eux, afin de conserver leur soutien.

C’est d’ailleurs ce qu’a prouvé la campagne du congrès LR : les candidats ont rivalisé de fermeté et de mesures « fortes » pour séduire leurs électeurs. Même Valérie Pécresse a tenté de se poser en « femme forte, dont la main ne tremblera pas ».

Malgré les discours, les premiers signaux qu’envoie la candidate fraîchement désignée ne tendent pas à rassurer les partisans d’une « droite forte ». En témoignent encore les huées lorsque Valérie Pécresse a prononcé le nom d’Éric Ciotti lors de son discours de la Mutualité ce samedi 11 décembre, ou encore la nomination à des postes importants de plusieurs notables LR macro-compatibles qui avaient quitté le parti en 2017[1].

 Que les électeurs LR ne s’y trompent pas. Comme le répète Éric Zemmour, en bonne chiraquienne, Valérie Pécresse a le gène de la traîtrise : elle dira tout pour séduire les Français, mais ne fera rien. Elle n’osera jamais prendre à bras-le-corps les problèmes de l’insécurité, de l’immigration de masse, de la disparition de la France, de la réindustrialisation, etc. 

Proche en tout point des idées d’Emmanuel Macron, elle ne fera que prolonger son action politique, pour le plus grand malheur de la France.

Une seule alternative pour la droite conservatrice et patriote : Éric Zemmour

Afin d’éviter que les électeurs conservateurs, patriotes et souverainistes de la droite LR ne soient pas cocus pour la énième fois, afin de ne pas élire un Emmanuel Macron bis, une alternative demeure : voter Éric Zemmour.

Électeurs de droite, militants du parti LR, nous vous invitons à nous rejoindre pour défendre nos idées et notre patrie, face aux dangers qui la menacent.

Pour que la France reste la France, unissons nous derrière le seul candidat qui ne se laissera pas impressionné par le système politique, médiatique et juridique et qui ne sera pas emprisonné par des logiques partisanes.

Rafaël P.
Rédacteur

[1] Par exemple, Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines, a été nommée responsable départementale du comité de soutien à Valérie Pécresse. Elle avait pourtant agi contre son parti pendant et après les élections législatives de 2017. Voir https://twitter.com/gillesplatret/status/1470397893899137025

Photo : LR continuera d’occuper le siège de la rue de Vaugirard, dans le XVe à Paris, en tant que locataire. Bertrand RIOTORD/Le Figaro.

Lien : https://www.lefigaro.fr/politique/2019/02/28/01002-20190228ARTFIG00176-le-siege-de-lr-a-ete-vendu-mercredi-46millions-d-euros.php