L’administration Hidalgo n’en finit plus de défrayer la chronique avec sa gestion chaotique des groupes de toxicomanes qui envahissent les rues et les parcs de la capitale. Ces groupes, dont les médias nous apprennent qu’ils sont à présent composés de migrants africains arrivés de fraîche date, sont accueillis à bras ouverts par les autorités politiques, puis promenés d’un lieu à l’autre, le plus souvent sous les fenêtres de riverains passablement agacés par la situation. 

Les saisissantes images de Cnews

En ce début de mois de novembre, les caméras de Jean-Marc Morandini ont capturé des images montrant les forces de police occupées à nettoyer le camp de crackers installé dans le square qui jouxte la Porte de la Villette. C’est dans ce square que les toxicomanes évacués de la rue Riquet (19e arrondissement) ont élu domicile. Sur ces images tournées dans un quartier déjà durement frappé par la pauvreté, on voit des policiers disperser une centaine d’individus et faire procéder au ramassage des tentes et des ordures abandonnées par les toxicomanes et les dealers qui vivent à leurs dépends. 

Tour à tour, l’animateur tend son micro aux représentants des riverains excédés, aux associations humanitaires, aux élus locaux, aux syndicats de police et bien sûr aux crackers eux-mêmes. Entre la misère humaine la plus sinistre, les revendications sociales, la colère des habitants, la délinquance de rue et la déresponsabilisation politique, cette séquence dresse le portrait d’une ville au bord de la rupture, d’un Paris en voie de tiers-mondisation dans lequel gronde la révolte populaire.

L’impuissance coupable des autorités publiques

Malheureusement, la situation n’est pas nouvelle et elle ne se limite pas aux abords du périphérique parisien. Elle est la conséquence d’un abandon politique de grande ampleur dans une multitude de domaines, et cela depuis des décennies. C’est bien sûr un problème de santé, de justice et de sécurité. Mais c’est aussi et surtout un problème de souveraineté qui dépasse de très loin le seul cadre des toxicomanes et des dealers de la Villette ou des Quais de Seine, qui se réinstallent d’ailleurs dès le départ des forces de l’ordre.

Les autorités françaises ne mettent aucun frein à l’accueil de populations étrangères, même lorsque celles-ci s’avèrent lourdement dépendantes aux drogues les plus dures – quand elles n’en font pas tout simplement commerce. Comme il n’existe aucun dispositif capable de les prendre en charge, ces populations sont par conséquent condamnées à la plus absolue marginalité. Un tel dispositif serait évidemment difficile et coûteux à mettre en place, car il supposerait un suivi à long terme impliquant toute la chaîne étatique, des forces de l’ordre aux personnels médicaux en passant par la magistrature et les services sociaux. La France peine déjà à lutter efficacement contre les trafics ; il n’est pas certain que le contribuable soit ravi à l’idée de financer les soins et le suivi des drogués du monde entier.

Les propositions prétendument réalistes de la gauche et du gouvernement tiennent davantage de l’angélisme que du pragmatisme. Dans le monde réel, personne ne se réjouit à l’idée de voir s’implanter une salle de shoot dans son voisinage. Ceux qui se prononcent hypocritement en faveur de cette idée ne croisent jamais de drogués devant la porte de leur logement. Quant à la « solution » qui consisterait à transférer les toxicomanes de Paris vers la province pour soulager la capitale, l’exemple des désormais fameux « bus de migrants » a montré combien les mêmes causes produisaient les mêmes effets : cela ne ferait jamais que déplacer le problème.

Derrière la toxicomanie de rue, la question migratoire

Il est important de prendre le recul nécessaire pour mieux resituer cette toxicomanie urbaine et ses conséquences dans le cadre global de la mondialisation sauvage. Les crackers ne se retrouvent pas entassés à souffrir dans les parcs français par hasard. Leur présence – et les déprédations que celle-ci engendre – est tout d’abord la conséquence malheureuse mais évidente d’une immigration de masse incontrôlée. Les revendications des associations et des élus locaux, qui réclament la prise en charge intégrale de ces toxicomanes immigrés par les pouvoirs publics – et donc par le contribuable français -, sont la conséquence d’une conception aussi généreuse qu’anachronique de l’État-providence. 

Là comme ailleurs, notre pays fait face à un choix de civilisation. Si la France n’est rien de plus qu’une auberge espagnole ouverte à tous les vents, il n’y a par conséquent aucune raison de s’opposer à la venue massive de migrants toxicomanes, qui se trouvent être migrants avant d’être toxicomanes. Et chacun sait combien nos dirigeants sont soucieux d’accueillir un maximum d’immigration, qu’importe l’avis des Français. Mais si, au contraire, on considère que notre pays n’a pas vocation à accueillir tous les drogués de la planète, alors il faut prendre les dispositions qui s’imposent.

Les solutions responsables ne sont pas légion. Il faut traiter le problème à la racine et commencer par mettre fin à l’accueil sans limite des toxicomanes étrangers ; pour cela, il n’y a pas d’autre choix que de  mettre un terme à l’immigration. Il faut bien sûr expulser ceux qui se trouvent actuellement en France dès lors qu’ils sont en situation irrégulière. Quant à la minorité de toxicomanes de nationalité française, il est impératif de les extraire de la rue et de les faire hospitaliser, sous la contrainte si nécessaire ainsi que le prévoit la loi. Cela s’avérera toujours plus durablement efficace que de les laisser croupir dans leur misère en pourrissant le quotidien des citoyens. Surtout lorsque ces derniers sont tentés de s’organiser en milices.

Ralph H.
Rédacteur