Ce mercredi, Éric Zemmour est convoqué au tribunal correctionnel. Le chef d’accusation : ses propos sur les mineurs isolés, tenus sur Cnews l’année dernière. Cependant, même si le potentiel candidat est habitué aux sorties “chocs”, ces multiples convocations au tribunal semblent davantage relever du tribunal politique que correctionnel.

Au cœur de l’affaire, des propos tenus sur CNews le 29 septembre 2020. Dans l’émission Face à l’info, Éric Zemmour avait qualifié les mineurs isolés de « voleurs », d’« assassins » et de « violeurs ». Évidemment les associations “antiracistes” se sont empressées de suivre la procédure ouverte par le Parquet de Paris, trop heureuses de pouvoir prouver leur grande valeur morale.

Éric Zemmour plus inquiété que les mineurs isolés

Même si l’ensemble des mineurs isolés ne sont pas des voleurs, des assassins ou des violeurs, ce qu’avait précisé le potentiel candidat, ils sont malgré tout une population surreprésentée dans les délits et crimes. D’après un rapport parlementaire, 10% de ces mineurs isolés étrangers ont commis des actes de délinquances et ce nombre serait en hausse constante. En Septembre 2020, mois au cours duquel Éric Zemmour a eu ces propos sur les mineurs isolés, une enquête du Parisien dénombrait déjà l’interpellation de 6 309 d’entre eux depuis le début de l’année.

En janvier 2020, des policiers nantais étaient étonnés d’avoir interpellé un mineur isolé marocain trois fois en trois jours pour divers vols dont un commis sous la menace d’un couteau. Sa photo était rattachée à 19 identités différentes dans les fichiers de la police. Cette histoire n’en est qu’une parmi d’autres, mais elle témoigne d’une situation inadmissible qui touche les Français quotidiennement.

Un tribunal politique

Éric Zemmour assume ses propos. Dans un communiqué paru aujourd’hui, il a indiqué que cette action en justice est une intimidation. Il a également annoncé qu’il refusait d’assister à l’audience, car le débat politique n’a rien à faire dans les prétoires.

La liste des parties civiles suffit à comprendre la situation. Une trentaine de départements se sont portés partie civile. Stéphane Troussel, président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, s’était d’ailleurs illustré avec une magnifique phrase en écriture inclusive pour défendre ces mineurs “sous protection en France”. Si on y ajoute SOS Racisme ou la Ligue des droits de l’Homme, on obtient un savant mélange de police politique du politiquement correct.

Éric Zemmour a pu tout de même compter quelques soutiens parmi lesquels le candidat à la primaire LR Éric Ciotti. Ce dernier a précisé que les mineurs isolés ont statistiquement une part non négligeable dans les crimes et délits en France. 

Une nouvelle fois, toutes les réalités ne semblent pas bonnes à dire. On peut tout de même rester assez étonné de voir qu’en France, pays dit de liberté, des tribunaux puissent s’arroger le droit de juger de manière partiale des propos retransmis de manière partielle.

Christopher Malivert
Rédacteur