Ce 13 novembre marquait le triste anniversaire des attentats de novembre 2015. Cette date, ainsi que le procès en cours, ont fait ressurgir un très vieux débat sur la crise migratoire. Elle a également été l’occasion d’amères révélations et de passes d’armes entre Éric Zemmour et François Hollande.

La crise migratoire a commencé dans les années 2010 et a connu un pic en 2015. L’arrivée d’une importante population étrangère, plus d’un million de personnes, avait très vite suscité de vifs débats. Certains ne voulaient pas porter toute la misère du monde, d’autres la réclamaient. Les migrants arrivant dans un premier temps dans des pays comme la Grèce ou l’Italie, loin de chez nous, il était facile pour une caste politico-médiatique de défendre la venue de ces nouveaux arrivants.

François Hollande ou la préfère étrangère 

François Hollande, président de l’époque, avait pris position. Fier de montrer son humanisme et sa grandeur d’âme, il avait tout fait pour augmenter l’accueil des migrants. Il avait dit avoir pu échanger avec Angela Merkel avec qui il souhaitait « Un mécanisme d’accueil permanent et obligatoire en Europe », un choix culturel et civilisationnel lourd de conséquences.

Alain Chouet, ancien dirigeant des renseignements à la DGSE, disait que le risque que des terroristes entrent en Europe via les flux de migrants n’existait pas, qu’il ne fallait pas exagérer et que cet argument était utilisé par les anti-migrants qui souhaitaient une Europe barricadée. Des phrases rassurantes dans la bouche de nos élites.

L’Etat islamique avait alors déjà demandé à ses hommes de s’infiltrer parmi les migrants pour gagner notre continent. Il aurait fallu prendre des mesures de régulation des flux et de contrôle des identités. Ce n’est malheureusement pas le choix qui a été fait.  Pourtant, François Hollande a reconnu le 10 novembre dernier lors du procès des attentats du Bataclan qu’il savait de façon certaine que « dans le flux de réfugiés, il y avait des terroristes ». Le président a donc délibérément fait le choix de mettre en danger la population française, le peuple dont il avait la responsabilité, au nom de l’accueil des migrants.

François Hollande n’est pas le seul à avoir pris et encouragé ce choix. La gauche médiatique a fait de l’arrivée des migrants, en danger ou non, son cheval de bataille. France Inter, Libération ou l’Obs, tous dénonçaient « le fantasme de l’infiltration terroriste ». Ces médias ont mis en place, sous couvert d’études plus fallacieuses les unes que les autres, un dogme idéologique interdisant toutes contradictions. En 2018, Le Monde qualifiait Patrick Jardin, un père ayant perdu sa fille au Bataclan, de « père sur le chemin de la haine » après qu’il ait dit plusieurs fois ne pas pardonner aux terroristes.

Éric Zemmour rend fou

Éric Zemmour a souhaité se recueillir ce 13 novembre au Bataclan. Interviewé, il a accusé François Hollande d’avoir été au courant du danger et d’avoir préféré que des Français meurent plutôt que d’empêcher des migrants de venir en France. Ces propos ont créé immédiatement une polémique, alors même qu’ils ne faisaient que reprendre les déclarations de l’ex-président. Cerise sur le gâteau, François Hollande a qualifié ensuite les propos d’Éric Zemmour comme étant “infondés, indécents et indignes”, les comptes-rendus du procès attestant du contraire. 

Le petit Paris s’est empressé de défendre un des siens. La gauche est tombée sur Éric Zemmour a bras raccourci, disant qu’il “appelle à la haine”. On se demande qui appelle à la haine entre les terroristes et Éric Zemmour. 

Cet épisode a enfin été l’occasion pour LFI de prouver une nouvelle fois sa dhimmitude. Racquel Guarrido a reproché au potentiel candidat de ne pas permettre “la réconciliation” entre les terroristes et leurs victimes. 

Si la France n’a pas de frontière, l’indécence ne semble pas en avoir non plus.

Christopher Malivert
Rédacteur