Il y a quelques jours, l’Assemblée nationale a voté la prolongation du pass sanitaire jusqu’en juillet 2022. Génération Z revient sur les conséquences à moyen et long termes qui se cachent derrière cette mesure.

Une décision injustifiée et liberticide

Ce vendredi, après plusieurs joutes parlementaires et sénatoriales, l’assemblée nationale a voté la prolongation du pass sanitaire jusqu’à la fin juillet. 

Commençons par aborder l’inutilité de cette mesure : le Covid-19 a tué 909 personnes ces 30 derniers jours (contre des pics à 1400 morts par jours en 2020), 88% de la population majeure est vaccinée et jusqu’à 92% chez les plus de 65 ans. Il est désormais temps d’admettre que l’essentiel de la crise est derrière nous et que dorénavant le covid tuera de manière régulière, à la manière de la grippe. L’immunité collective est atteinte, ainsi,  pour faire face aux fluctuations désormais minimes des courbes épidémiques, il suffirait de renforcer nos capacités hospitalières – capacités affaiblies par les nombreuses démissions de personnels médicaux qui rejettent l’obligation vaccinale. 

Un risque pour la démocratie

Avec un pass sanitaire prolongé jusque fin juillet 2022, il va sans dire que la vie quotidienne des Français restera un apartheid médical. Diverses professions en ont déjà fait les frais et il n’y a que peu de doutes que le pass sanitaire sera nécessaire pour aller voter. FAKE NEWS diront certains, Gabriel Attal l’a assuré : « Si le pass sanitaire devait être réactivé, il ne le serait pas pour le fait d’aller voter. C’est constitutionnel, on ne peut pas conditionner la possibilité d’aller voter« . 

C’est sans compter sur la propension maladive de notre gouvernement à ne pas respecter ses propres décisions. Revenons en arrière : « Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas » déclarait Emmanuel Macron, le 29 avril 2021. Le “jamais” en langage LREM signifie en réalité “d’ici trois mois”. 

Le vote par correspondance à l’horizon ?

Néanmoins, il est anticonstitutionnel et injustifiable d’empêcher des citoyens d’aller voter pour des raisons aussi arbitraires et c’est la raison pour laquelle le pass sanitaire sera une occasion rêvée afin de rétablir le vote par correspondance (abrogé en 1975 car jugé propice à de “graves fraudes », et qui a été expérimenté aux USA en 2020, donnant également lieux à des fraudes massives tous camps confondus). 

On peut citer la proposition de loi n° 4469 visant à instaurer le vote par correspondance, déposée le mardi 21 septembre 2021 par le camp socialiste, mais aussi la proposition de loi n°3039 visant à rétablir le vote par correspondance, déposée le 2 juin 2020 par le MoDem. Toujours rejetées, il est bien possible qu’elles soient adoptées dans le courant de la campagne 2022, surtout pour contenir la percée potentielle d’un candidat inattendu.

Voici donc ce qui se cache derrière le prolongement de ce pass sanitaire : privation de libertés, société inégalitaire et scrutin suspicieux. Cet avenir, c’est Emmanuel Macron et son parti qui nous le promettent.

Henri Dulongchamps
Rédacteur