La question du réchauffement climatique et plus largement de l’écologie sera l’un des thèmes importants de la campagne à venir. Certains voudraient que cela soit le seul, à l’image des écologistes qui ont rivalisé de propositions radicales lors de leur primaire.   

Face à ceux qui veulent « sauver la planète», Eric Zemmour plaide pour « sauver la France ». Cela signifie- t’il qu’il abandonne la question écologique a ces adversaires ? Absolument pas ! 

Écologie punitive et France exemplaire

L’écologie actuelle se résume à consommer moins. Moins d’énergie, moins de viande, moins de CO2, tel est le mantra des défenseurs de la planète. Pour atteindre ces objectifs une seule solution a émergé lors de la primaire des verts : punir les français. 

Pour n’en citer que les plus flagrantes, Delphine Batho propose un programme basé sur la décroissance avec entre autres, la fin des vols nationaux. De son côté Sandrine Rousseau accumule les propositions punitives comme la hausse annuelle du prix de l’essence de 10 centimes le litre au cours de son quinquennat. Elles sont rejoints dans ce combat par la candidate du PS Anne Hidalgo, qui elle souhaite gérer la France comme si c’était Paris et propose rien de moins que de réduire la vitesse sur les autoroutes françaises a 110 km/h. Toutes ces mesures n’ont donc qu’un seul objectif, contraindre un français pollueur a payer l’addition de son existence et de son niveau de vie. 

Eric Zemmour a choisi d’affronter cette position frontalement. Même si ce n’est sans doute pas son sujet de prédilection, il a adopté lors de son débat sur BFMTV une position radicalement différente. Face à ceux qui pointent du doigt les français et la France, Zemmour la montre en exemple. En détaillant globalement  la composition du mix énergétique français, 70% de nucléaire et 15% d’hydraulique, il  rappelle ainsi à tous les téléspectateurs que la France a l’une des productions d’énergie les plus propres parmi les Etats de l’OCDE. Une position qui suscite l’ire de son adversaire du soir Jean-Luc Mélenchon, récemment converti à l’écologisme et pour qui le nucléaire serait une menace existentielle pour le pays 

Le dogme contre la science

L’écologie est une urgence. L’ensemble du personnel politique qu’il soit de gauche ou de droite en convient aujourd’hui. Face à cette urgence, ceux qui se revendiquent écologistes de la première heure font pourtant le choix de l’investissement à long terme. Fini le nucléaire, place aux énergies renouvelables. Tant pis si ces nouvelles énergies, principalement les panneaux solaires et les éoliennes, produisent peu, par intermittence et sont complètement dépendantes d’un fournisseur étranger. Rappelons que la Chine, leader mondial en production d’éolienne et de panneaux est également la productrice de 90% des terres rares nécessaires à leur conception. 

Mais alors pourquoi abandonner un parc nucléaire français certes vieillissant mais encore productif ? La réponse est : le dogme. Pendant des décennies ils ont alerté sur le réchauffement, à grand renfort d’études, rapport du GIEC en pointe. C’est scientifique !  Pourtant leur mesure font fi de tout raisonnement rationnel. Personne de sensé ne peut croire que la France, même en ayant la volonté de le faire, peut se séparer de son parc nucléaire, a moins bien sur de se rendre immédiatement à la merci d’importation d’énergie de pays extérieur, une énergie moins propre, concentre sur le renouvelable et le gaz qui palliera les défaut des premiers. 

Pour le camp national, le programme écologique ne peut être dissocié d’un projet industriel. L’économie française, tout comme tous les pays développés, ont des besoins croissants en énergie et une transition, déjà utopique, ne peut qu’entrainer des baisses de production. Pour ceux qui défendent les intérêts de la France, il ne faut pas transitionner, il faut investir. Il ne faut pas fermer des centrales, il faut construire ! 

Eric Zemmour, au cours d’interventions successives, le rappelle : la France est une pionnière du nucléaire. Elle a développé son industrie nucléaire seule, quand d’autres se sont contentés de l’acheter aux américains. A présent elle est en pointe, Areva vend son savoir-faire jusqu’en Chine ! Rien que dans l’hexagone la filière représente des centaines de milliers d’emplois, des milliers de professionnels formés dans nos meilleures écoles qui ont su se tailler une renommée mondiale comme l’Ecole des Mines. Abandonner le nucléaire, c’est abandonner ces emplois, abandonner des décennies d’expérience, à abandonner toute souveraineté énergétique. Enfin cela serait l’abandon de l’un des derniers héritage du gaullisme, De Gaulle qui lui avait déjà compris déjà en son temps que l’indépendance de la France ne pouvait passer que par une indépendance de sa production électrique. 

La confiance dans l’Hommes face au scepticisme scientifique 

Ironiquement, Eric Zemmour place sa confiance dans le progrès, le progrès technique et scientifique. La technologie permettra un jour de régler la question des déchets, des projets sont déjà à l’étude. En attendant ces percées, les industriels enterrent ces déchets de manière ultra-sécurisée afin d’éviter toute contamination locale. Malgré tous ces efforts de la part de spécialistes dans le domaine les pseudo-écologistes choisissent  la défiance, une défiance vis-à-vis de la technologie, de la science mais sans doute aussi y a t’il une défiance chez les hommes. Sandrine Rousseau a dévoilé cette facette obscure de l’écologisme moderne, le refus de toute une partie de la population d’accorder du crédit, malgré les exploit industriel indéniable, à une filière qu’elle juge patriarcale car massivement investie par des hommes. Confiance dans la science et dans les hommes contre scepticisme et déni de réalité. Pour une fois, on ne pourra pas dire que Zemmour est un corbeau pessimiste. En Ecolistan les oiseaux de malheur sont ceux qui  promettent la décroissance sous couvert de bonnes intentions et qui annoncent un accident, tel la venue de l’apocalypse biblique.

ASD.
Rédacteur