Le 22 octobre dernier Valeurs Actuelles publiait une tribune de Valérie G., capitaine en retraite et représentante du collectif « Les militaires avec Zemmour ». Elle pose au supposé candidat à l’élection présidentielle des questions sur l’avenir de l’armée française

Un retour des valeurs

Cette tribune des militaires se focalise principalement sur leurs valeurs et celles de la France. Elle dresse un bilan d’individualisme, de perte de sens, d’histoire commune et d’héros à glorifier.  Ce constat est régulièrement fait par Éric Zemmour qui déplore les effets de décennies de déconstruction de notre pays. L’armée qui a su garder une structure forte et exigeante, le prouvant par le dévouement de ses jeunes soldats qui comme le dit la tribune « font preuve d’un héroïsme et d’un courage qui n’ont rien à envier à ceux de nos anciens ». Ces valeurs que l’armée a su transmettre, le collectif « Les militaires avec Zemmour » disent le retrouver dans le supposé candidat. Ils mettent en avant le rayonnement de la France, sa force, son indépendance et sa souveraineté. Une forme de Gaullisme dont Éric Zemmour se réclame l’héritier. Il incarnerait également le chef par son courage et son franc parlé, chose cher aux yeux des militaires.

Des questions qui en disent long

La tribune contient quatre questions toutes adressés à Éric Zemmour mais qui peuvent également être lues comme autant de désaveux au gouvernement en place. La première lui demande de faire part de sa vision du rôle de l’armée dans notre société. La deuxième question est plus révélatrice. Elle demande si en tant que chef d’État, Éric Zemmour, serait prêt à écouter les remarques des militaires et de leurs chefs. On se souvient que sous Macron le général De Villiers avait été poussé à la démission suite à un vif échange avec le président. Le président ayant le rôle de chef des armées, il pourrait être de bon ton de renouer un dialogue souvent impossible avec Emmanuel Macron. La troisième question se penche sur le budget. On se souvient que la crise du général De Villiers était venue du trop faible budget accordé à l’armée, le général déclarant qu’il avait dû démissionner pour 850 millions d’euros. Malgré le rôle toujours plus important à l’armée le budget lui se restreint. La quatrième question indique qu’un chef dit « J’ai été battu » et non « mes soldats ont été battus ». La crise sanitaire a récemment montré les larges capacités du chef de l’État et de la macronie en général à nounoyer les quelques réussites et vouvoyer les échecs. 

On peut donc voir à travers ces questions une envie chez les militaires d’un retour au premier plan de la France et donc de l’armée. Elle qui a longtemps été mise de côté par nos derniers chefs de l’État pourrait enfin espérer retrouver sa place avec Éric Zemmour.

Christopher Malivert
Rédacteur

Lien de la tribune des militaires : lesmilitairesaveczemmour.fr