Le Premier ministre Jean Castex était l’invité de Gilles Bouleau ce jeudi 21 octobre afin de parler de la hausse des prix du carburant. Entre baratin imbuvable et mesures inutiles, le chef du gouvernement s’est encore adonné à un exercice dans lequel il excelle : ne pas résoudre les problèmes. 

Très attendu jeudi soir pour annoncer les mesures que prendra le gouvernement face à la hausse des prix du carburant, Jean Castex a surpris les téléspectateurs. Ceux-ci s’attendaient à un chèque carburant ou bien à une baisse des taxes – qui représentent 60 % du prix – mais le chef du gouvernement a annoncé une « indemnité inflation ». Cette indemnité, d’un montant de 100 euros, ne devra pas seulement compenser les nouveaux prix du carburant mais la hausse des prix de manière générale. 

Il s’agit en réalité d’un chèque « pouvoir d’achat » que Jean Castex propose. Sachant qu’il serait bien difficile de connaître quel Français utilise ou n’utilise pas sa voiture, le gouvernement se cache derrière l’appellation inflation tout en axant son combat principal contre la hausse des prix du carburant. Ainsi, le Premier ministre prépare ses cartes afin de contrer les arguments lui imputant d’accorder de l’argent à des personnes démunies d’automobiles. 

Ce chèque sera versé à tous les Français dont le revenu net est inférieur à 2000 euros par mois. Cela concernera donc 38 millions de Français et coûtera au gouvernement 3,8 milliards d’euros. Jean Castex a affirmé avoir fixé la somme de 100 euros afin d’outrepasser le surcoût de la hausse des prix du carburant qu’il estime à 80 euros par automobiliste et par an. Sachant que le prix du SP95 était de 1,43 € en février dernier, nous sommes en droit de constater cette estimation de 80 euros par an avec sourire amer.

Il est également bon de savoir que ce sont les Français eux-mêmes, à travers les impôts et les taxes, qui vont contribuer à ce « don » du gouvernement. Plutôt que de réduire l’imposition ou les charges, source même du problème, l’Etat préfère collecter ces prélèvements obligatoires pour ensuite les redistribuer à leurs propriétaires.  

Élection en vue

Le gouvernement semble avoir trouvé une manière simple afin de ne pas résoudre les problèmes des citoyens français. Une augmentation du prix des carburants ? Chèque inflation. Une augmentation des prix du gaz et de l’électricité ? Chèque énergie. Précarité de la jeunesse ? Chèque culture. Mais que se passerait-il si, au grand dam du gouvernement, les prix continuaient de grimper malgré la mise en place d’un chèque ? La solution est très simple, il suffit de bloquer les prix ! 

Le chef du gouvernement a ainsi annoncé ce jeudi que le « bouclier tarifaire » présagé en septembre dernier allait être prolongé jusqu’à fin 2022. Cette mesure, comme les précédentes, visant à mettre un problème entre parenthèses afin de mieux le faire oublier des Français, est évidemment en lien avec l’élection présidentielle qui se rapproche. En cinq ans, le gouvernement n’a cessé d’imposer aux citoyens une politique faisant reculer leur pouvoir d’achat. En dynamitant la filière nucléaire dont l’offre de prix d’électricité est bien plus abordable que l’imposture verte, le pouvoir a lui-même imprimé les chèques qu’il distribuerait aux Français quelques mois plus tard. 

Le Premier ministre nous « promet » désormais que le pouvoir d’achat augmentera en 2021 et nous donne « rendez-vous » en fin d’année pour le constater. Nous donnons également rendez-vous à Jean Castex et ses promesses en avril 2022 afin qu’il constate le prix de sa politique insidieuse. 

Julien Dupuy
Rédacteur