Entre culte de la pensée unique et adeptes extrémistes, Génération Z revient sur cette idéologie de gauche minoritaire et pourtant omniprésente.

Etat actuel de l’idéologie de gauche

A l’heure des néologismes tels qu’islamophobie, grossophobie, transphobie ou autres féminicides, racisés et non-binaires, notre quotidien est infesté par le langage de la bien pensance. Cette propagande, touchant les plus hautes sphères de nos institutions, est exaltée par les universités et les grandes écoles qui se veulent les vecteurs de cette nouvelle idéologie. 

Sous couvert de bienveillance et de lutte contre les inégalités, ces centres de l’endoctrinement précipitent la ségrégation en ne voulant aborder les relations sociales que par le spectre de l’oppression. Ainsi, nous voyons naître des “safe spaces”, endroits visant à isoler une communauté du “danger” que représenterait un groupe dont le seul affront se résume à son ambition d’exister; mais aussi des réunions en “non-mixité”, expression édulcorée signifiant “sans personnes blanches” ou “sans hommes”. 

C’est à la tête de ce combat contre l’oppression qu’est née la discrimination positive. Pointant du doigt la proportion néfaste d’hommes ou de blancs dans un collectif, la gauche a tenu à y imposer une solde de minorités. De ce fait, la discrimination positive imposent désormais des quotas, délaissant le mérite aux privilèges de naissance

Cette idéologie originaire des facultés américaines a pour principal ennemi l’homme blanc. La gauche, à travers ses théories sur la culpabilité blanche, le racisme systémique et la construction sociale, figure le besoin de « déconstruire » et de rééduquer la “race blanche”. Voyant désormais les individus ou les peuples par le spectre de la race, la gauche s’adonne à un apartheid bien veillant afin de protéger les “racisés”. Présupposant d’emblée qu’une personne non-blanche ne sera qu’une victime d’un système raciste, cette idéologie façonne des martyrs qui s’élèveront contre des bourreaux imaginaires. 

Un sentiment de déjà vue

L’apogée de cette culture victimaire est incarné par l’éternel retour du sujet colonial, brandi en trophée de l’épouvante, et alibi d’une victimisation durement gagnée. Désormais crime contre l’humanité, la colonisation incarne dans l’imaginaire collectif de la gauche l’erreur absolue d’un peuple français conservateur et raciste.

La gauche française, prônant ardemment les valeurs de la république, n’a de cesse de poursuivre la culpabilisation. C’est pourtant cette gauche-là, humaniste et progressiste, parlant de races et d’inégalités, républicaine et portant les nouvelles idées de son temps, qui s’est chargée de commettre ces exactions

A l’heure des discours racialistes voulant rééduquer la “race blanche” en lui apportant culture woke et humanité, comment ne pas entendre l’écho mortuaire des spectres de la troisième république brandissant leur « mission civilisatrice ». Quand Jean Jaurès, pacifiste et président du parti socialiste français, parlait de la « conquête morale »; Quand Léon Blum, immanente figure humaniste de la gauche, déclarait devant la chambre : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture, et de les appeler aux progrès […] »; Quand Victor Hugo confiait : « C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. »

Toutes ces phrases qui aujourd’hui nous semblent désuètes et épouvantables n’étaient que le reflet de l’idéologie dominante de l’époque. La mouvance woke, “éclairée” en français, se dévoile ainsi comme étant l’héritière du dogme colonial et de Victor Hugo. Son exaltante volonté d’amener la société dans une ère de progrès n’en est que la plus pure synthèse. 

Cette nouvelle colonisation ne s’effectue pas sur un sol étranger, mais dans l’esprit d’un peuple. La gauche, de par sa soumission, sa repentance et son soutien aux “racisés”, s’est assurée de n’être la cible d’aucune accusation et son hégémonie lui permet d’écarter tout individu qui ne se soumet pas à sa doctrine. C’est cette gauche, parlant de races et de ségrégation sous des oripeaux progressistes, qui se permet aujourd’hui de dicter la norme morale.

Ce discours arriéré, embelli par l’ère du temps, n’est en aucun point acceptable sur le sol français. Nous devons abattre cette tribune permanente dans les médias et dans nos institutions sur laquelle la gauche déverse ses théories abjectes. Nous devons arrêter d’enseigner aux enfants leur culpabilité fictive et l’anéantissement d’eux mêmes à travers les théories woke. Et enfin, nous devons déposséder la gauche de la fenêtre d’Overton, nous permettant ainsi d’arrêter notre décadence et de redevenir une grande nation. 

Julien Dupuy
Rédacteur