Le 28 septembre dernier Harris interactive publiait un nouveau sondage créditant Éric Zemmour de 13% d’intention de vote au premier tour de la présidentielle 2022. Ce score, ayant doublé en seulement quelques mois, vient une fois de plus conforter sa dynamique et asseoir sa crédibilité.  

Des chiffres qui ne trompent pas

Mardi dernier, tremblement de terre à droite. Le dernier sondage Harris Interactive crédite Éric Zemmour de 13% d’intentions de vote. Il n’est plus qu’à 1 point de Xavier Bertrand et à 3 de Marine Le Pen. En juillet dernier, l’écart était pourtant de 11 points avec Bertrand et 17 points avec Le Pen. La progression s’opère dans toutes les catégories sociales et toutes les générations. Jean-Daniel Lévy, directeur de Harris, indiquait que cette progression était du jamais vue. Cette différence de seulement 3 points avec le Rassemblement National rend l’accès au second tour possible aujourd’hui. Cette dynamique se ressent sur les pronostics. « Le Point », grâce à son marché prédictif, estime évidemment que Emmanuel Macron, avec 61% de chance, est l’ultra favori. Cependant en seconde position on trouve désormais Éric Zemmour à 15%; c’est plus de deux fois les chances de Bertrand et Le Pen à 6% tous les deux. 

Les données Google Trends qui permettent de quantifier le nombre de recherches témoignent également de cette dynamique. On peut noter que depuis 1 an les recherches associées aux noms « Éric Zemmour », « Marine Le Pen » et « Xavier Bertrand » sont relativement identiques. Cependant, depuis un mois, Éric Zemmour voit son nom recherché dix fois plus qu’avant alors que ses deux rivaux, eux, ne décollent pas. 

Un effet ressenti dans la vie politique

Cette montée rapide rebat les cartes à droite. Si le Rassemblement National n’a jusqu’ici pas réagi ce n’est en revanche pas le cas des républicains. La droite a finalement décidé d’opter pour un congrès dit de rassemblement plutôt qu’une primaire. Elle semble très fébrile au point d’y inclure une clause anti-Zemmour. Les deux partis semblent happés par le phénomène et se retrouvent coincés dans un jeu médiatico-politique où les questions et les sujets tournent autour de l’écrivain. Tous les feux semblent donc au vert pour Zemmour. La dynamique a pris, il faut maintenant arriver à la tenir.

Christopher Malivert
Rédacteur