La reprise de l’Afghanistan par les forces armées talibanes et la fuite de la population ont réveillé l’humanisme occidental à outrance. Les réactions des immigrationnistes de l’impossible ont alors retenti et nous pouvons déjà percevoir les quotas de migrants se ruer sur nos frontières. Génération Z revient sur les réactions de la gauche hors sol et sur l’idéologie woke qui gangrène l’occident. 

La nouvelle déroute de la politique interventionniste américaine à mené, ce lundi 16 août, Emmanuel Macron à réagir en s’adressant au peuple français. A travers un discours vain, le Président de la République a exprimé le “devoir” de la France afin de “protéger celles et ceux qui sont menacés” et a rappelé, par son habilité du en même temps, que “l’Europe ne peut assumer les conséquences à elle seule”. Les propos clairs du chef de l’État sur la position que tiendra la France sur le plan migratoire ont néanmoins fait réagir de nombreuses personnalités politiques. En effet, lors de son allocution, Emmanuel Macron a mis en garde l’Europe sur l’immigration massive en annonçant le besoin d’anticiper et de se protéger contre “les flux migratoires irréguliers importants”. C’est cette retenue légitime de ne pas sombrer dans l’humanisme fou qui a poussé la gauche à régir. Yannick Jadot, eurodéputé écologiste, s’est déclaré “sidéré” par ces propos et Julien Bayou, conseiller régional EELV, s’est exprimé sur Twitter pour “l’accueil en France de femmes et filles et défenseur-ses des droits humains qui risquent leur vie sous le joug islamiste taliban”. De son côté Eric Piolle, Maire EELV de Grenoble, crie à qui veut bien l’entendre que “Macron fait honte à la France” et soutient SOS Racisme dans leur appel à un “grand élan d’accueil”. 

Pour le camp du manichéisme, détenteur exclusif de la vertu, l’accueil des réfugiés afghans est un absolu. Le rouleau migratoire incessant touchant le peuple français verra alors s’ajouter des myriades de pauvres hommes persécutés par le “joug islamiste taliban”. Il est pourtant bien simple de présager la catastrophe qui va s’abattre sur la France. Ce peuple afghan, dont 99% des musulmans sont en faveur de l’application de la Charia et 85% pour la lapidation, est en désaccord total avec les valeurs de l’Occident. Ce même peuple qui, à Kaboul en 2020, manifestait contre la France et appelait au boycott des produits français. C’est encore ce même peuple qui, quelques jours après les attaques de Charlie Hebdo, manifestait sa joie en brûlant le drapeau français tout en scandant “mort à la France”. C’est cette réalité, d’un peuple abject en opposition total à notre culture, que la gauche se presse de choyer. 

Tandis que sur nos terres, le Conseil Constitutionnel autorise les migrants qui rejettent les valeurs de la république à obtenir un titre de séjour, de l’autre côté de la Méditerranée, les habitant d’Idleb en Syrie fêtent la victoire des Talibans en brandissant le drapeau de l’Émirat islamique d’Afghanistan et la Turquie salue le “message positif” envoyé par les Talibans. Les nombreux crimes, faits divers et attentats contre la France et son peuple devraient alors avoir sonné le tocsin et, a minima, fait réagir le gouvernement français. Cependant, quand en Allemagne l’office fédérale de police criminelle, Bundeskriminalamt, nous annonce que sur les 704 viols en réunion décomptés sur leur sol en 2020, 1 cas sur 2 était l’affaire de migrant dont les pays les plus représentés sont la Syrie, l’Afghanistan et l’Irak, le gouvernement français jure qu’il accueillera “comme chaque année, des milliers d’Afghans”. 

Idéologie woke : de Manhattan à Kaboul

Alors que l’ex président de BarakaCity, Idriss Sihamedi, soutient ouvertement l’insurrection talibane, la gauche islamophile et décoloniale tombe des nues. Elle qui avait passionnément crié son soutien contre la dissolution de cette association au nom de la liberté, se voit aujourd’hui rattrapé par ses vieux démons. Cette dichotomie de deux mondes extrémistes, la gauche woke et les islamistes, est devenue omniprésente et la réaction de la bien-pensance occidentale face à la reconquête talibane l’expose tristement. C’est à travers l’intervention lunaire de Clarissa Ward, journaliste chez CNN, que cette dissonance fut exposée à son paroxysme : « Ils chantent mort à l’Amérique mais ils ont l’air sympa en même temps. »

Le retrait américain du sol afghan a entraîné de nombreux hommes politiques occidentaux à adresser aux Talibans leurs requêtes en espérant, naïvement, que celle-ci sera entendue. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a prié les terroristes de former un “gouvernement inclusif” qui montrera que les talibans ont “changé”. Tandis que dans la presse française, Le Monde parle de talibans modérés, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à quant à lui appelé les talibans à “la plus grande retenue”. 

Comme l’a brillamment rappelé Valeur Actuelles, à l’heure où les talibans préparaient leur reconquête, le Pentagone s’inquiétait de la “rage blanche » et du réchauffement climatique. Les Etats-Unis, grands pionniers du suicide sociologique, se sont appliqués lors de leurs 20 ans d’occupation à enseigner aux afghans l’inclusivité. Une enquête menée par SIGAR (Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction) à montré que le secrétariat d’Etat, le secrétariat à la défense et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) ont fait la promotion de programmes liés au genre en Afghanistan avec un budget, alloué par le gouvernement américain, de 787,4 millions de dollars. Ce programme incluait des activités visant la prise de conscience des jeunes garçons afghans aux stéréotypes de genre et la réduction de l’hostilité envers les femmes.

La lente autodestruction de l’occident progresse, exposée aux yeux de tous, pour le plus grand bonheur de la bien pensance. Ces chevaliers non-blancs se félicitent de la censure d’Eric Zemmour sur les réseaux sociaux et jugent juste que le compte des Talibans puissent y subsister en toute impunité. Ces adorateurs des peuples oppressés ouvriront nos portes aux masses afghanes et se revendiqueront d’un humanisme éternel et constitutionnel. Nous garderons le tragique espoir d’observer leur retour à la raison quand, au détour d’une discussion avec un migrant, celui-ci énnoncera un vieux proverbe de la région Afghane : « La place de la femme est dans la maison ou dans sa tombe. »

Julien Dupuy
Rédacteur