Prévue pour le 16 septembre 2021, la sortie du dernier livre d’Eric Zemmour intitulé La France n’a pas dit son dernier mot, est très attendue : disponible en précommande, il est d’ores et déjà en tête des ventes de la catégorie “Livres” du site Amazon.

Le récit de la publication du dernier livre d’Eric Zemmour est une véritable aventure. Il la raconte dans une récente entrevue accordée au site Actualitté : alors qu’Albin Michel refuse au dernier moment de le publier, le journaliste du Figaro doit se résoudre à le sortir via sa propre maison d’édition, créée dans l’urgence pour l’occasion. Cet épisode l’a bien sûr affecté, lui qui se dit “homme d’habitudes”, mais il a été aussi l’opportunité pour lui de découvrir les rouages de “la chaîne éditoriale”, ce que peu d’auteurs ont la chance de connaître.

L’incident avec Albin Michel a toutes les allures du grotesque : fin juin, Gilles Haéri, récent nouveau PDG des éditions Albin Michel, affirme ne plus vouloir éditer un livre dont les enjeux seraient trop politiques. L’homme, agrégé de philosophie et diplomé de l’Ecole Centrale, connaît trop l’importance de la prudence et des réseaux. Le motif officiel ? Eric Zemmour aurait “décidé de changer de statut” et de “devenir un homme politique(cf. cet autre article du média Actualitté). M.Haéri oublie qu’Albin Michel a publié en 2017 les livres du candidat à la présidentielle François Fillon et, plus récemment, l’excellent livre de Philippe de Villiers, Le jour d’après (disponible sur Amazon) qui, par solidarité, a d’ailleurs quitté cet éditeur (cf. cet article publié par Valeurs actuelles). En outre, cette rupture brutale n’était visiblement pas envisagée par son prédécesseur : “par la suite, Francis Esmenard m’a appelé, pour me dire que j’aurais dû le contacter plus tôt, que cela ne se serait pas passé de la sorte avec lui” affirme Eric Zemmour au média Actualitté.

Mais ces vissicitudes ne suffiront pas à arrêter la geste zemmourienne. Dans La France n’a pas dit son dernier mot, Eric Zemmour poursuit son analyse rigoureuse de la société française initiée dans Le Suicide français publié en 2014 et qui couvrait la période 1970-2005. Ainsi que l’explique le polémiste : “j’ai voulu écrire la suite du Suicide français, donc les années 2005 à 2020. J’avais, dans le Suicide, montré comment l’état du pays s’était détérioré, et je pensais que l’on s’arrêterait là. Mais avec La France n’a pas dit son dernier mot, j’explique que la situation de l’État s’est aggravée” (cf. son entrevue au site Actualitté).

Dans le Suicide français, il mettait à jour la mécanique pernicieuse de l’idéologie progressiste qui, depuis plusieurs années, détruit la France. Il dénonçait également la complicité des élites françaises dans ce programme de destruction. Or, ainsi qu’il le constate dans son dernier livre, ces élites, pour mieux appliquer ce projet, en ont encore radicalisé les moyens ces dernières années : “Mises en danger, [elles] ont compris que la survie de leur projet passerait par la radicalisation du processus de destruction. Rarement nous n’avons été aussi affaiblis, désunis, subvertis, envahis qu’aujourd’hui. Pas un jour sans sa provocation, sans sa déconstruction, sans sa dérision, sans son humiliation” (cf. le résumé du livre sur Amazon). 

Un livre qui porte l’espoir

Mais là où Le Suicide français était teinté d’un certain pessimisme fataliste, La France n’a pas dit son dernier mot ouvre désormais sur un espoir : l’histoire n’est peut-être pas encore totalement écrite. Il existe encore – et Génération Z en est la preuve – des Français qui cherchent à sauvegarder ce qui a fait de la France un beau pays, fier de ses valeurs et de ses racines. Avec la liberté de ton qui le caractérise, Eric Zemmour s’apprête ainsi à donner sa vision politique de ce qu’il faut faire pour éviter le déclin. Ce dernier livre se présente ainsi à la fois comme “une autobigraphie politique” où il évoque “l’évolution du pays”, à la manière des Choses vues de Victor Hugo, et comme une réponse au Suicide français en posant finalement la question tant attendue : “comment s’en sortir” (cf. son entrevue au site Actualitté) ?

De fait, ce programme semble effectivement grandement éveiller l’intérêt des Français : à peine mis en vente via des précommandes sur Amazon, le livre (au prix de 21,90 euros) apparaît en tête des ventes de la catégorie “Livres”, devant le dernier Amélie Nothomb sorti à la mi-août. Nul doute alors que cet ouvrage fera date non seulement dans la biographie personnelle d’Eric Zemmour, mais aussi – nous l’espérons – dans l’histoire de France, marquant peut-être le retour tant espéré de la France dans l’Histoire.

Pierre Z
Rédacteur