L’assassin et réfugié rwandais était connu de la police pour avoir incendié la cathédrale de Nantes. L’abandon des frontières mis de côté, notre humanisme chrétien contribue à nous tuer à petit feu. 

Ce lundi 9 août un réfugié rwandais de 40 ans, Emmanuel Abayisenga, s’est présenté à la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre en Vendée pour déclarer le meurtre d’Oliver Maire, un prêtre de 60 ans. Son corps a été découvert à Saint-Laurent-sur-Sèvre, dans les locaux de la communauté des frères missionnaires montfortains où le réfugié était hébergé depuis l’année dernière. Le rwandais faisait l’objet depuis 2019 d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et était sous contrôle judiciaire depuis 2020. En effet, ce même clandestin rwandais, était déjà connu des services de police, puisqu’il était l’homme à l’origine de l’incendie de la cathédrale de Nantes le 18 juillet 2020.

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, exprima son soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée” ainsi que son déplacement imédiat dans la commune. Ce message a néanmoins suscité de vives réactions et le ministre a été interpellé sur la conduite de cette OQTF. En effet, déjà en 2020, le triste incendie de la cathédrale de Nantes aurait pu être évité si Gérald Darmanin avait reconduit cet homme à la frontière. Il a été, à la suite de cet incendie, placé en détention provisoire puis libéré sous contrôle judiciaire. C’est ce même contrôle judiciaire que le ministre de l’intérieur brandit comme excuse de son incompétence sur Twitter : “cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé”

Comme le rappela Eric Zemmour sur Twitter, ce drame nous expose brutalement à la réalité de notre système judiciaire : “notre humanisme et notre juridisme sont devenus les marques d’une faiblesse qui nous tue”

Dans une France assaillie tous les jours par des violences contre son peuple, ses églises et son histoire, le laxisme idéologique de ses institutions nourrit le sentiment de l’anti-France. Les autorités de notre pays sont aujourd’hui davantage disposées à limiter les libertés de leurs propres citoyens que celles des étrangers qui étreignent notre société.

Julien Dupuy
Rédacteur