Le passe sanitaire élargi entrera en vigueur le 9 août, malgré les protestations légitimes contre l’hypocrisie d’un Président qui n’a fait que multiplier les incohérences au cours de cette crise. A plusieurs reprises, Éric Zemmour a eu l’occasion d’analyser ce passe sanitaire, dernier avatar d’une politique orwellienne orchestrée par Emmanuel Macron.

Fin avril, le Président Macron affirmait, la main sur le cœur, la phrase suivante « Le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis. ». A la lumière d’aujourd’hui, on se rend compte de la sournoiserie de notre président qui a, malgré ses promesses, rendu de facto le vaccin obligatoire pour les Français. En effet, il va sans dire que le test PCR à 50 euros ne constitue pas une alternative sérieuse donnée au Français, puisqu’on imagine bien la stupidité financière de recourir à ce moyen simplement pour aller siroter une bière. Ainsi, de fait et insidieusement, le passe sanitaire est devenu obligatoire pour les Français, malgré la multitude de textes de droit, tant au niveau national qu’international, s’opposant à la vaccination obligatoire. Ces semi-mensonges, ces hypocrisies, le peuple français trouve cela insupportable. Tout au long de cette crise, et dès le début, Macron s’est moqué des Français, à l’image des masques qui furent tantôt inutiles, tantôt obligatoires. Éric Zemmour décrit ceci comme une méthode orwellienne, et il n’est pas difficile de se rendre compte qu’il s’agit en fait de la manière globale qu’a choisi Macron pour gouverner. 

Dans son édito du 13 juillet sur CNews, Éric Zemmour disait d’ailleurs comprendre les gens qui parlaient de dictature sanitaire. Et pour cause, depuis un an et demi, les Français ont été forcés de tout sacrifier pour faire face à une pandémie qui en réalité ne tue que peu. En effet, rappelons-le, il s’agit d’une maladie au taux de mortalité s’élevant à 0,05% et dont l’âge moyen de décès est de 82 ans. Bien sûr, le but n’est pas ici d’ignorer chaque cas individuel qui est évidemment une tragédie, mais d’élever l’analyse d’un point de vue statistique.« En démocratie, on doit pouvoir parler de tout sans subir des invectives. « Le confinement est une atteinte scandaleuse aux libertés. » s’exprimait justement Eric Zemmour, dans une interview accordée à Nice Matin le 4 août. 

Si, depuis un an et demi, Emmanuel Macron n’avait pas mené une politique de gestion de l’épidémie totalement folle, jamais aujourd’hui la question du passe sanitaire ne se poserait. Le passe sanitaire paraît aujourd’hui à beaucoup de gens comme la seule sortie viable d’un cercle vicieux de confinement et de déconfinement infernal, mais si une autre voie avait été prise dès le début nous n’en serions pas là. Nous nous sommes précipités dans des pratiques de confinement par mimétisme envers la Chine, habituée des mesures totalitaires, tout en fermant les yeux sur les possibles traitements. Nous n’avons pas souhaité augmenter drastiquement les capacités des hôpitaux et de leurs salles de réanimation alors que leur débordement constituait le risque premier. Macron a préféré mettre en place des mesures figurant parmi les plus liberticides au monde à l’endroit de ses citoyens, tout en veillant à ne jamais fermer les frontières. Et enfin, cette gestion catastrophique a été ponctuée de discours infantilisants et menaçants de la part du Président et de ses ministres, et ce de manière régulière. Face à cette suite d’affronts faits au Français, le passe sanitaire, summum d’hypocrisie, ne peut être accueilli qu’avec une protestation légitime, d’autant plus lorsqu’il ne dit pas son nom : la vaccination obligatoire.

Les Français sont donc épuisés de la méthode Macron et souhaitent en changer au plus vite.

Louis de Mirabeau
Rédacteur