Éric Zemmour vient d’être convoqué par la justice afin de comparaître pour des prétendus faits de « provocation à la discrimination » et « injures raciales » alors qu’il avait rappelé à juste titre la nécessité de renvoyer chez eux les mineurs isolés, faisant suite à un attentat qui avait été commis devant les ex-locaux de Charlie Hebdo. Comme le rappelle Éric Zemmour dans un tweet posté aujourd’hui, cet énième coup porté par le juge français est sans fondement, l’expression « mineurs isolés » ne faisant aucunement référence à une quelconque race ou ethnie. 

Cette tentative devenue routinière du juge français accompagné des médias de tordre la vérité au profit d’une certaine pensée unique est inadmissible. Cette ère de la censure omniprésente ne peut être tolérée par le peuple français qui partage en majorité les idées d’Eric Zemmour. L’occasion est donc trop belle de faire un tour d’horizon des attaques judiciaires, médiatiques voire physiques qu’a pu subir l’essayiste ces dernières années, toujours dans le but de le faire taire. 

Au cours de la dernière décennie, l’institution judiciaire n’a cessé d’être sollicitée pour tenter de restreindre la parole de l’essayiste, impliquant des juges souvent hostiles à l’idéologie de l’écrivain, n’hésitant pas à faire rentrer la politique dans le prétoire. Une chronique d’Éric Zemmour en 2014 avait conduit à des poursuites pour incitation à la haine raciale, alors que le discours d’Éric Zemmour ne visait aucune communauté dans son ensemble, puis, à l’issue de cette procédure l’écrivain avait évidemment été relaxé par la Cour d’appel. De même, ses propos dans le Corriere della Sera ont abouti devant la Cour de cassation à l’annulation de la condamnation qu’il avait reçue pour provocation à la haine. Aussi, de la même façon, à RTL, il avait déclaré que « La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l’égalité alors qu’elle est devenue au fil du temps une machine à désintégrer la Nation, la famille, la société au nom des droits d’un individu roi », et il fut mis en demeure par le CSA pour éloge de la discrimination, décision qui fut annulée en 2018 par le Conseil d’Etat. Beaucoup d’associations, et même de personnalités publiques, essaient donc de se payer Zemmour. Même Cécile Duflot avait tenté une action en diffamation à son encontre, action qui avait abouti à une relaxe. Mais, parfois, à force de s’acharner, certaines procédures finissent par aboutir, comme la dernière en date, à l’issue de laquelle l’écrivain a été condamné à 10 000 euros d’amende pour des propos tenus à la convention de la droite. Et, au rythme effréné auquel pleuvent les attaques, provenant souvent d’associations richissimes et sans morale, l’écrivain se trouve de plus en plus sous le feu de procès injustes et épuisants, dont le seul but et de jeter le discrédit sur sa personne. Cette pression judiciaire est qui plus est accompagnée d’une lourde charge médiatique. 

En effet, pas un jour ne passe sans que des tombereaux d’accusations infondées soient déversés dans la presse contre l’écrivain. A l’image de Jean-Michel Apathie qui décrit Zemmour comme un « cochon de la pensée », en expliquant pourquoi il refusait catégoriquement de débattre avec lui, et en affirmant qu’il fallait interdire d’antenne celui qu’il nomme « le délinquant Zemmour ». Un grand nombre de médias ont d’ailleurs exaucé les vœux du vaillant journaliste, tel France Télévision qui n’a plus jamais reçu Zemmour sur ses chaînes, quitte même à déprogrammer des invitations prévues à On n’est pas couché. Même de grandes marques, comme Nutella ou Décathlon, sont allées jusqu’à exiger de ne pas diffuser leurs publicités au cours des émissions où Zemmour s’exprime. Et enfin, son éditeur Albin Michel a fini par rompre son contrat avec son écrivain. Mais, comme si la pression judiciaire et médiatique ne suffisait pas, même les attaques physiques sont permises envers l’essayiste, comme cette fois où son agresseur l’a filmé alors qu’il le suivait et l’injuriait jusqu’à lui cracher dessus, avant de partager fièrement la vidéo sur les réseaux sociaux. 

Ce rapide inventaire parle de lui-même. En France, le rouleau compresseur médiatico-judiciaire détient une force de frappe inégalée. Il est un discours qu’il convient de tenir, celui de la mondialisation, celui du multiculturalisme, celui de l’idéologie LGBT, celui de Macron en somme. Puis il est un discours dissonant qu’il ne faut pas tenir, non pas car il est illégal, immoral, ou raciste, loin s’en faut, mais parce qu’il ne correspond pas aux vieilles lunes de la pensée unique qui fait profession de foi depuis 40 ans et qui entend censurer, caviarder, expurger toute opposition. Pour en avoir un exemple probant il suffit de regarder cinq ans en arrière, comment d’un côté le candidat Macron avait eu droit à des couvertures dithyrambiques chaque jour dans chaque journal, et comment de l’autre côté le candidat Fillon avait subi un raz-de-marée sans précédent.  

Dans les attaques d’une violence sans égal que subit Éric Zemmour, c’est en réalité la démocratie qui est touchée en son cœur. Ce sont les millions de Français qui sont une majorité à partager ses constats et son amour de la France et qui voient leurs idées taxées de tous les maux de la terre, chaque jour.  Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins : soit nous acceptons une soviétisation de la France, soit nous nous rangeons dans le camp de la liberté, la liberté de pensée, de s’exprimer, et d’aimer notre pays. Cela commence par relayer le hastag #TouchePasAMonZemmour

Louis de Mirabeau / Laura de Savignac
Rédacteurs