Ce samedi 17 juillet, des milliers de français ont manifesté partout en France, contre la généralisation du Passe sanitaire.

A l’occasion de son discours du 13 juillet, le président Macron a officialisé une mesure que de nombreux français redoutaient : la généralisation du Passe sanitaire. Décision obligeant ainsi les français à être vaccinés (ou à avoir eu un test PCR désormais payant) pour aller dans les lieux culturels, les restaurants, les cafés, les bars, les centres-commerciaux, bref, tous ces lieux qui font partie de la vie des français au quotidien. Cette nouvelle obligation est largement contestée, pour plusieurs raisons, par une partie de la population. A tel point que ce samedi 17 juillet, des milliers de français (dont Génération Z) ont défilé pour montrer leur désaccord avec cette décision jugée “liberticide”.

Le Léviathan décrédibilisé

Eric Zemmour lui-même, dans son édito du 13 juillet, dénonçait : « C’est ce même Macron, qui refusait de fermer les frontières, qui s’apprête à nous imposer l’obligation vaccinale » . Et c’est là, que l’auteur du Suicide Français, a pointé du doigt le véritable problème derrière cette mesure. En effet, bien que les débats sur les vaccins à ARNMa, les traitements possibles ou les mesures de confinement aient leur place dans l’espace public : le problème est plus global. Toutes ces mesures sont des décisions de santé publique et ces dernières doivent s’accompagner de la confiance envers le politique.

En 1651, Thomas Hobbes expliquait dans son essai de philosophie politique, Léviathan, que l’homme est un loup pour l’homme et que donc, il avait besoin de passer un contrat avec une entité supérieure, ici l’Etat, troquant une partie de sa liberté contre la sécurité. Or, le contrat ne semble plus respecté par l’Etat, à tel point qu’il est devenu indécent de prendre des mesures contraignantes de santé Publique, alors même qu’on laisse l’insécurité et l’islamisation de la France perdurer. C’est de ce mal, de cette rupture de contrat, de cette trahison que la méfiance et la défiance prennent leurs origines. Le “en même temps” Macronien, tantôt néolibéral et individualiste, tantôt étatiste voir autoritaire lorsqu’il s’agit du vaccin, détruit, chaque jour un peu plus, ce qui fait le ciment de la société française. « J’aimerai qu’il – Emmanuel Macron – fasse preuve d’autorité sur beaucoup d’autres sujets » disait Eric Zemmour le soir du 13 juillet.

Un piège tendu à la droite

Une fois l’origine du mal analysée, nous pouvons revenir sur le Passe sanitaire lui-même. Eric Zemmour, toujours lors de son édito du 13 juillet disait «Emmanuel Macron ne nous a pas obligé, mais enfin, c’est tout comme ». Nietzsche disait, dans Le crépuscule des idoles « un oui, un non, une ligne droite, un but ». En ne tranchant pas, Emmanuel Macron reste dans l’ambiguïté et surtout : tente de rendre les oppositions folles. Là où il devrait proposer un réel débat sur la stratégie à avoir, il utilise des méthodes liberticides, injustes et parfois extrêmes pour hystériser le débat. De plus, en restant flou, le Président de la République ne donne pas l’occasion à la droite de faire bloc. Que ce soit par manque de courage ou par pur machiavélisme, Emmanuel Macron est en train d’installer un nouveau clivage au sein du camp national. Cette atteinte aux libertés fondamentales et individuelles que représente le Passe sanitaire s’ancre dans une période de crise que rencontre le France depuis des décennies. Que ce soit par la défiance envers l’état, les mesures liberticides prises par ce dernier, le refus de la protection de l’identité française et l’abandon de la souveraineté, le gouvernement Macron ne fait que suivre un plan : acter la chute de notre civilisation et la disparition de la France (et de tout ce qui la constitue). A nous de ne pas nous désunir et de combattre le mal à la racine. 

Jean Héry
Rédacteur en chef