Eric Zemmour a tenu un édito sur la cause des femmes et les mesures d’Emmanuel Macron durant son quinquennat. Eric Zemmour, LE Président des femmes ? Génération Z revient sur les propos tenus par l’auteur du Suicide Français.

Lors d’un édito traitant des femmes et de la cause féministe dans l’émission Face à L’info du 1er juillet, Eric Zemmour est revenu sur plusieurs mesures récemment adoptées par le gouvernement en place. Après avoir salué la garantie du versement automatique des pensions alimentaires par l’État pour les femmes divorcées, l’éditorialiste s’est penché sur la nouvelle réforme des congés paternité entrée en vigueur le 1er juillet 2021. Cette réforme prévoit d’allonger la durée du congé paternité de 14 à 28 jours et y inclut également 1 semaine obligatoire. Le gouvernement indique que cette réforme s’inscrit dans la lutte « contre les inégalités femmes-hommes ». Cette application intervient simultanément avec l’adoption du projet de loi bioéthique par l’assemblé national qui autorise l’élargissement de l’accès à la PMA. Eric Zemmour a ainsi pointé la contradiction dans le discours de ces deux actualités : entre l’une visant à impliquer davantage le père dans la naissance de l’enfant et l’autre visant à l’éradiquer de son processus de création, de quoi ces lois sont-elles la conséquence ?

Politique et féminisme

Pour Eric Zemmour, ces deux mesures sont pourvues de la même logique d’indifférenciation sexuelle. Cette politique est en parfaite adéquation avec le discours néo-féministe actuel visant à abolir tout repère sexuel et prônant haut et fort qu’un « père est une mère comme les autres ». Cette idéologie de l’indifférenciation est sans rappelé la discussion entre Emmanuel Macron et Pascale Morinière, présidente de l’AFC, lors de laquelle nous avions pu entendre le président de la république rétorquer « Votre problème c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle ». Une contradiction de plus pour Emmanuel Macron qui dénonçait, encore récemment dans un discours, la culture woke et l’intersectionnalité : « Je ne me reconnais pas dans un combat qui renvoie chacun à son identité ou son particularisme​ ». Le « en même temps » macronien : vouloir le néo-féminisme et en dénoncer les conséquences. 

L’auteur du Suicide Français dénonce également que ce néo-féminisme s’est dévoyé de sa lutte initiale pour s’allier, par intersectionnalité, avec la mouvance islamiste et islamo-gauchiste : « Quand il s’agit de défendre vraiment les femmes qui sont en danger, on ne les entend pas. Est-ce qu’on entend les féministes pour Mila qui est menacée de mort ? », « Quand on a dit que les femmes étaient harcelées boulevard de la chapelle par les migrants, Mme Caroline de Haas a dit qu’il fallait élargir les trottoirs », « Les féministes expliquent désormais que le voile est un acte de libération des femmes ». 

Pour un retour de la protection des femmes

Il est désormais temps de réfléchir et de se demander où la liberté des femmes est vraiment  menacée et par qui ? Une grande partie des femmes comprend aujourd’hui qu’il y a un ravin entre le féminisme et la cause des femmes. Ce nouveau féminisme, bourgeois, possède le privilège de s’offrir la sécurité et appartient à une caste détachée des problèmes que le deuxième sexe peut rencontrer. Elles souffriront des sifflements, des insultes et du harcèlement quotidien qu’elles subissent en allant travailler tandis que les autres les regarderont avec mépris et dénonceront un racisme envers leurs agresseurs. Pour elles, Eric Zemmour s’exprime : « Celui qui veut arrêter le flux migratoire est en réalité le meilleur défenseur des femmes, de leur vie, de leur intégrité physique et de leur liberté ». L’écrivain rappel également : « J’ai écrit il y a 15 ans le premier sexe et j’expliquais 3 choses : la dévirilisation de la société, l’idéologie féministe de l’indifférenciation et que le grand danger des femmes pour leurs vies est la vague migratoire. […] Je ne crois pas que les choses m’aient démenti aujourd’hui. »

Julien Dupuy
Rédacteur