Ce mercredi 30 juin, la loi bioéthique élargissant la PMA aux couples lesbiens et femmes seules, a été définitivement adoptée. Retour sur ce que cache vraiment cette loi particulièrement dangereuse pour notre société.

La loi de bioéthique prévoyant notamment l’élargissement de la procréation médicalement assistée aux couples lesbiens et aux femmes seules, a été définitivement adoptée mardi par l’Assemblée nationale. Après deux ans de débats houleux, la France emboite donc le pas de dix pays de l’UE ayant des dispositions légales peu ou prou similaires. La plupart des médias, les yeux mouillés d’émotion, ont salué cette mesure qui faisait partie des promesses du candidat Macron en 2017 : « Avancée majeure, « Grand pas en avant », « Victoire !», les manifestations de liesse n’ont pas manqué. Mais derrière ce mièvre rideau de fumée se cache en réalité le signe mortifère d’une société pieds et poings liés par les lobbys LGBT dont le seul agenda est la destruction de la norme hétérosexuelle…

Tout d’abord, comme le rappelait Eric Zemmour hier sur CNews, il est bon de savoir que derrière la Loi bioéthique, ne se trouve pas seulement la PMA, mais toute une kyrielle de droits qui paraissent tirés d’un mauvais roman de science-fiction et dont la plupart des Français ne sont pas conscients. Il y a tout d’abord l’autorisation des chimères hommes-animaux. Non, il ne s’agit pas de mythologie grecque mais bien d’une loi française votée en 2021. On y parle de techniques d’introduction des cellules humaines dans des embryons de singes, de souris ou de porcs. A terme, on pourrait imaginer la possibilité de modifier des cochons afin que leurs organes soient compatibles avec un organisme humain et ainsi organiser des transplantations d’organes. Terrifiant. Mais ce n’est pas tout, se trouve également le principe de bébé-médicament, permettant à un couple parent d’un enfant porteur d’une maladie incurable, de concevoir un second enfant qui sera indemne de la maladie génétique et capable de soigner son ainé grâce aux cellules-souches du sang placentaire. Enfin, une autre possibilité permise par la Loi bioéthique concerne l’autoconservation des ovocytes sans besoin médical, qui pourrait permettre aux mères d’enfanter à 70 ans, et avec toutes les dérives que cela implique.

Un funeste inventaire

Stoppons ici ce funeste inventaire de dérives honteuses et résumons la situation en soulignant le piétinement de toute éthique à la française opéré par cette loi. L’Assemblée nationale semble avoir oublié les principes fondamentaux selon lesquels chaque personne n’est pas un moyen mais un but, et surtout selon lesquels nous ne sommes pas obligés de réaliser tout ce que la technique permet, au contraire nous nous devons en tant que société de maîtriser la technique.

Après avoir débroussaillé l’envers du décor de cette loi, revenons à la PMA. La nouvelle loi permet donc aux couples lesbiens et aux femmes seules de recourir à cette technique de procréation qui à l’origine était destinée aux couples hétérosexuels incapables de procréer pour cause d’infertilité. C’est donc au nom d’une exigence d’égalité totalement viciée que la nouvelle loi élargit ainsi les personnes éligibles à ce procédé. En réalité, derrière cette loi qui ne concerne qu’une infime minorité, derrière l’amour porté en étendard, se cache une affaire de gros sous. Il s’agit d’un marché gigantesque pour les laboratoires qui se feront payer par le contribuable français via la sécurité sociale et l’égalité n’est qu’un vulgaire argument marketing, rappelle Éric Zemmour. 

Cette loi n’est qu’un maillon d’une triste chaine qui a commencé avec le PACS, puis qui a continué avec le mariage homosexuel, qui se poursuit aujourd’hui avec la PMA et demain avec la GPA.  Le  point commun de ces différentes étapes ? Les dirigeants en fonction nous promettaient la main sur le cœur qu’ils n’iraient jamais plus loin. Ce ne sera jamais assez, et les lobbys LGBT qui fomentent cette inversion des valeurs depuis 30 ans ne sont pas près de s’arrêter en si bon chemin…

Louis de Mirabeau
Rédacteur