Le 23 juin, le site de Télérama a publié un article intitulé Christine Kelly « l’alibi parfait pour Eric Zemmour » . Retour sur la bêtise crasse des attaques contre la présentatrice de CNews.

Dans un article acerbe du 23 juin publié sur le site Télérama, Christine Kelly fut prise à partie par un commentateur d’actualité et accusée d’être un “ alibi d’Eric Zemmour”. Dans une énième tentative de discréditation de la journaliste, nous percevons le schéma d’attaque habituel d’une gauche hystérique et à bout de souffle. Ulcéré du succès éclatant que récoltent la présentatrice et Eric Zemmour dans l’émission Face à l’info, l’auteur de cet article nous apporte le témoignage d’une histoire tragique : la disparition du métier de journaliste. En effet, à de multiples reprises, ce commentateur nous évoque la « passivité » de Christine Kelly devant les chroniques de son éditorialiste ainsi que ses rares interjections et “timides prises de distance”. Christine Kelly pratique ce que cet article fut incapable de déceler, le droit de réserve. Journaliste et ancienne membre du CSA, elle s’est déjà exprimée à de nombreuses reprises sur son rôle dans l’émission : « Zemmour est idéologue, moi journaliste. Mon rôle, c’est d’écouter et de rediriger la parole. »,  « On ne vient pas pour avoir mon avis. C’est lui l’éditorialiste, pas moi. Je refuse d’être son contradicteur ». Bataillant depuis des années pour la liberté d’expression, Christine Kelly déplore aujourd’hui que ce combat ne soit pas partagé par le milieu médiatique : « L’audiovisuel aujourd’hui manque de voix différentes. »

Les dérives d’une pensée sans réflexion

Cet article s’impose comme un classique dans la lignée idéologique d’une gauche bien pensante. Cette gauche, perdante de la bataille des idées, importe toutes les grandes lubies des universités américaines, allant du racialisme à la cancel culture. Cette même gauche s’est corrompue dans son combat et affiche désormais ouvertement sa misogynie et son racisme décomplexé. Aurions-nous eu l’honneur de lire cet article si une autre personne avait été à la place de Christine Kelly ? Était-il nécessaire de commencer l’article par les mots “Femme, noire” ou même de mentionner lourdement sa couleur de peau ? A quoi correspond la qualification “d’alibi » ? Diffamer une journaliste et la rabaisser au niveau d’alibi car ce serait une femme noire n’appartenant pas à leur camp idéologique est d’un racisme si décomplexé et virulent, que nous sommes en droit de nous demander jusqu’où peut sombrer cette gauche sectaire. Ce racisme et ces insultes répondent directement aux questions posées par Christine Kelly sur son Twitter : “A t’on le droit de pensée ? A t’on le choix de pensée ?”. La réponse est claire, ils vous l’interdisent. 

Ces dictateurs des idées, partisans de la pensée unique, ne se cachent plus d’accusations publiques fallacieuses et déversent sans cesse des torrents de haine sous couvert d’indignation et d’héroïsme. Dans cet article, est notamment cité le journaliste Rachid Arhab qui s’exclama à propos de Christine Kelly « Qu’elle se pose aujourd’hui en médiateur entre la France d’extrême droite et le reste du pays me pose un problème éthique. ». Ces êtres de ressentiments, moralistes, grands défenseurs de l’éthique, n’osent s’inquiéter quand il est question d’insulter publiquement une femme qui porte à bout de bras la profession de journaliste. 

Libération, Le Monde, Télérama : derniers remparts du journalisme professionnel, objectif et honorable, vraiment ?

Julien Dupuy
Rédacteur