En début de semaine dernière, Eric Zemmour a apporté son soutien au Youtubeur Papacito, après les attaques de Jean-Luc Mélenchon et de son parti la France Insoumise.

Beaucoup le connaissent, encore davantage mériteraient de le découvrir. Plus que son style vestimentaire qui dénote et qu’accompagnent ses éternelles lunettes noires, c’est avant tout son talent et son goût prononcé pour la « lourde histoire de France » qui a rendu cet homme populaire. Passé professionnellement par monts et par vaux, celui qui fut déménageur ou agent de sécurité est désormais vidéaste et écrivain à succès après avoir conquis des dizaines de milliers de lecteurs. Politiquement, le parcours est peut-être aussi atypique : alors que ce dernier avoue avoir collé dans sa jeunesse des affiches pour le PCF, le youtubeur défend désormais mordicus la « France éternelle » et part en croisade contre ceux qui s’appliquent à la détruire.

Il s’appelle Papacito. Du moins c’est ainsi que tous nomment Ugo Gil Jimenez : un toulousain petit-fils d’immigrés espagnols fier de ses origines mais encore plus de son sud-Ouest qu’il aime tant. Honorer et sanctionner : telle pourrait être la devise de celui qui s’applique à la fois à mettre en lumière des personnalités qui respirent la grandeur et le panache ou de jeter l’opprobre sur ceux qui n’ont de cesse de détester tout ce qui fait la France.

L’homme dérange… peut-être parce qu’il est difficile d’opposer un discours crédible qui contredirait la logique de son argumentaire ancré dans le réel. Il préfère effectivement une belle entrecôte charolaise au quinoa des supermarchés. Sortir en forêt avec son chien Maximus lui fait tout autant plaisir que de passer son après-midi sur Netflix. Il chante les louanges des plus fines lames de notre Histoire plutôt que de s’apitoyer sur ce que ces mêmes hommes auraient pu dire de peu inclusif durant leur existence. Il croit simplement en son pays et en sa grandeur et s’applique à nous le faire aimer un peu plus au fil de ses vidéos.

Papacito séduit la jeunesse de droite qui voit peut-être en son œuvre une alternative aux contenus gauchisant qu’ils ont trop l’habitude de rencontrer sur les réseaux. L’homme incarne un certain art de vivre et est une figure qui assume sa virilité tant conspuée aujourd’hui. Le langage est cru et la pensée franche. C’est le cœur qui parle et qui souhaite peut-être franchir les carcans imposés par un politiquement correct qui sacrifie la raison et la logique sur l’autel de la bien-pensance.

La semaine dernière, Eric Zemmour a défendu Papacito. La raison de son soutien ? Les attaques de Jean-Luc Mélenchon, lors d’une conférence de presse, tenue le 7 juin, à l’encontre du célèbre vidéaste. En effet, le leader de la France Insoumise s’est dit profondément choqué après la parution d’une vidéo, dans laquelle Papacito fait du 2ème ou 3ème degré en se mettant en scène comme un terroriste islamiste face à un militant « islamogauchiste ».

Le but de la vidéo, toute en dérision, était de dénoncer la connivence des militants gauchistes avec les islamistes. L’ancien sénateur du Parti Socialiste, Jean-Luc Mélenchon a décidé de sauter sur l’occasion pour dénoncer la « menace de l’extrême droite en France ». Un moyen pour lui de faire oublier ses propos tenus la veille sur Mohamed Merah. Il s’est en effet exprimé sur France Info : « Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012, ça a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs Elysées (en 2017), avant on avait eu Papy Voise dont plus personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance”. Autrement dit, Jean-Luc Melenchon sous-entend que les attentats sont organisés par les gouvernements successifs.

Une ligne dangereuse qui a fait parler d’elle sur les réseaux. Des proches de victimes du terrorisme islamique se sont dit choqués et outrés par les propos du leader insoumis, certains ont même saisi la justice.

La ligne de défense d’Eric Zemmour consistait à reprendre les armes de la gauche. « La dérision a changé de camp » expliquait le chroniqueur dans le Face à l’info du lundi 7 juin. Il a défendu le vidéaste et son sens de l’humour acéré. « Quand sur Canal + on se moquait des classes populaires : les déchiens, on appelait aussi à la haine envers les classes populaires. C’était de l’esprit, du 2ème degré du 3ème degré ». Une démonstration imparable de la part de l’auteur du Suicide Français, qui nous prouve que la guerre culturelle bat décidément son plein !

Paul-Arthur R
Rédacteur