Éric Zemmour plaide pour un rapprochement géostratégique entre la France et la Russie.

Il demande la fin des sanctions économiques, « instillées par les Américains » depuis l’affaire de la Crimée, trouvant au passage le procédé contre-productif. « Elles ont permis à l’agriculture russe de se relancer au détriment de nos agriculteurs exportateurs français » souligne-t-il.

« Il faut collaborer avec les Russes, nous avons des intérêts communs », a-t-il déclaré, rappelant nos positions communes sur la Libye, le Mali et la lutte contre l’islamisme. 

Il a déclaré soutenir une vision gaullienne de l’Europe, « de Brest à Vladivostok », dans laquelle la Russie pourrait être un partenaire de premier plan. 

L’Europe de l’Atlantique à l’Oural n’a jamais été aussi nécessaire et urgente pour la sauvegarde de la France et ses partenaires européens, si ces derniers espèrent compter entre les États-Unis et la Chine. Le sujet reste pourtant inconcevable pour nos dirigeants, coincés dans une vision idéologique droits-de-l’hommiste et un magistère moral loin de la realpolitik de Poutine. 

En conséquence, les nouveaux rapports de force du monde s’installent, et l’Europe reste passive. Cet impensé restera une faute stratégique majeure. 

« Je suis pour l’alliance russe. Je pense que c’est l’allié qui serait le plus fiable. Encore plus que les Etats-Unis, que l’Allemagne ou la Grande-Bretagne. C’est une grave erreur de se mettre à dos la Russie de Poutine. »
E.Z, Face à l’info, 8 septembre 2020

« On ne peut pas se passer de la Russie dans la solution de problèmes vitaux, autant sur la sécurité locale que sur la gestion de grandes crises internationales. A commencer par la Syrie, jusqu’à l’Iran. »
Andrei Grachev

L’aide au développement

Éric Zemmour critique les logiques d’aide au développement à l’Afrique venues d’Europe. Il dénonce une stratégie ancrée dans le passé, attisant les rancœurs.

Il estime que cette aide ne correspond plus aux exigences modernes. Une stratégie qui fleure bon les années 60, « comme si tous ces pays-là sortaient de l’indépendance, étaient pauvres, n’avaient pas de structures étatiques […] donc l’ancienne puissance coloniale les aidait, c’était humain. Aujourd’hui, il y a eu entre-temps la mondialisation… »

« Il faut arrêter d’aider l’Afrique, ça suscite une rancœur (…) On veut imposer des critères, la politique sanitaire, l’écologie, l’égalité homme-femme. Mais de quoi on se mêle ? »
E.Z, Face à l’info, 2 mars 2021

Immigration et Afrique

Alors que le président français Emmanuel Macron a plaidé pour une annulation de la dette africaine suite à la crise sanitaire, Eric Zemmour a réagi en proposant des contreparties. « Moi, ce que j’aurais aimé, c’est qu’en échange, on demande quelque chose aux chefs d’État africains, par exemple signer les certificats de nationalité pour reprendre leurs clandestins, ou des engagements sur la maîtrise de leur natalité, vous voyez, des choses simples. Mais pas qu’on annule leur dette comme ça gratuitement », a-t-il déploré.

« Il faut arrêter avec cette chimère et penser que le développement africain réglera le problème de l’immigration africaine en France… Il faut une politique sérieuse d’arrêt de l’immigration et de remigration si possible… »

À venir…

À venir…