Si Eric Zemmour est surtout connu pour son essai Le Suicide Français, l’écrivain ne sort pas de nulle part puisqu’il est trouvable dans les librairies depuis 1995 et a écrit depuis lors, 15 essais et 3 romans. Voici la liste de ses différents ouvrages.

Grasset (ISBN 9782246489719)

Quand l’auteur du Dictionnaire de la réforme arrive à Matignon en mars 1993, il est l’homme du changement. Edouard Balladur a en effet confisqué à la gauche l’idée de la réforme pour la faire sienne ; il doit appliquer maintenant son programme. Les reculades, les rebuffades, la timidité au service de la réforme, voilà le sujet d’Eric Zemmour. Jacques Chirac ne s’y trompait pas en glissant, pervers : « L’immobilité ou les apparences du changement sont les pires ennemis »… Comment revenir sur les avantages acquis sans brutaliser les Français ? Faut-il résister à la fougue des Sarkozy, Madelin, et jadis Longuet ? De la loi Falloux au C.I.P., du plan social d’Air France à la privatisation avortée de France Telecom, de l’immigration à la politique de la ville, les écueils ne manquent pas. Portraits de l’entourage balladurien, précisions sur l’héritage pompidolien, anecdotes, analyse des blocages du système, Eric Zemmour, à la façon d’un Anti-dictionnaire de la réforme , éclaire un visage inédit de Balladur : l’homme qui prétendait que « les socialistes représentent l’ordre conservateur et la droite d’émancipation libérale » sera-t-il mis en contradiction avec lui-même ?

Grasset (ISBN 9782246525516)

Ils s’appellent Eva Joly, Renaud Van Ruymbeke, Philippe Courroye, Eric Halphen… Juges d’instruction à Paris, Rennes ou Lyon, ils n’hésitent pas à affronter les grands de ce monde, à mettre en prison des patrons d’entreprise publique, des ministres ou des maires. Il n’y a pas un jour où la presse ne les cite. Et pourtant. Au nom de la loi, les juges ne contournent-ils pas la loi ? Au nom du droit, ne donnent-ils pas de confuses leçons de morales ? Et quel rôle complice joue donc la presse ? Des Affaires aux simples affaires, de la corruption à la gestion, le juge saute vite le pas. On a même vu un préfet de 80 ans mis en examen parce qu’il n’avait pas prévu, en 1965, les inondations de Vaison-La-Romaine ! Eric Zemmour a entrepris une enquête fondée sur l’idée que les juges nous préparent un avenir où la démocratie sera remplacée par l’éthique et le suffrage universel par le droit. De l’intimidation menottes aux mains à la libre interprétation des lois, on assiste à toutes les dérives… A quand le coup d’état des juges ?

Grasset (ISBN 9782246562511)

On a dit beaucoup de choses sur le lent déclin de la droite française. Prise entre confusion des idées et lenteur des actes, déchirée jusqu’au sang entre querelles claniques et affaires judiciaires, la droite ne sait plus comment sortir de l’impasse. Mais le mal ne vient-il pas de plus loin ? La démonstration d’Eric Zemmour est simple : c’est le gaullisme qu’on a assassiné. Les coupables se trouvent-ils à gauche ? Non, à droite. De 1968 à 1998, de la rupture de mai à l’entrée dans l’Europe. Pompidou, avec l’impatience du parjure, Giscard, le moderne, et Chirac, le centriste inconstant, ont achevé de trahir le mythe fondateur du gaullisme. La droite gouverne au centre et s’allie à la gauche, laissant au Front National le privilège d’incarner la nation, le seul bien des pauvres, selon la formule de Jaurès. Et demain ? On lira ici des portraits cruels, des confidences cinglantes, des aveux d’impuissance, des alliances dévoilées entre barons du gaullisme et anciens de 68. Toute la fresque d’une droite racontée comme une bataille : ses heures les plus sombres.

Plon (ISBN 9782259190589)

Il était plus illustre que Karl Marx. Il soulevait les foules. Il faillit devenir ministre de Bismarck. Il fonda le premier parti socialiste d’Europe. Il aimait Chopin, Wagner, les salons et les femmes. Il mourut à moins de quarante ans dans un duel stupide. Son existence n’a pas pu se hisser au rang de destin. Son nom ? Ferdinand Lassalle. Un roman qui mêle politique, trahison, faux-semblants, vanité et romantisme.

Stock (ISBN 9782234052178)

Depuis quelques années, quelques mois surtout, on entend des portes grincer, des vasistas s’entrouvrir. On cherche à forcer l’un des plus beaux secrets de chacun, à étaler au grand jour ce qui par nature ne se résume pas, ne s’explique pas, ses coups de cœur, ses amours. Les perceurs de coffre-forts n’agissent pas dans la discrétion mais dans l’hypocrisie : ils sont les rats de garde. Ce journalisme de trou de serrure n’a rien à nous apprendre sur les capacités ou les limites de chacun. Oui ou non, le responsable, qu’il soit politique, économique, syndical, journaliste, a-t-il du talent, du courage ? Nous n’avons pas besoin de savoir s’il est franc-maçon, karatéka, cordon bleu, catholique, juif, ou protestant, homo ou hétérosexuel, ni avec qui il couche… Certains journalistes surfent, hélas !, sur une vague qui ne demandait qu’à s’engouffrer dans les brèches de digues qui s’effondrent. Elles préservent ce que l’on nomme dans ce domaine comme en d’autres une exception culturelle bien française. Et c’est très bien comme ça.

Balland (ISBN 9782715814080)

Cent fois, il a pensé s’arrêter, cent fois, il a continué. Cent fois, il a trouvé les autres meilleurs que lui ; cent fois, il les a abattus. Toute sa vie il a fait de la politique comme on va au boulot, chaque matin, sans se prendre pour le maître du monde. Pourtant, depuis qu’il est à l’Elysée, il songe parfois avec orgueil que son modeste métier est devenu destin. La politique a été pour lui un hasard et une nécessité, un mode de vie pour mettre à distance la vraie vie, un moyen commode de courir pour mieux se fuir, une manière festive de croquer l’existence avec ses grandes dents de loup faites pour manger tous les petits Chaperons rouges ; donner un peu de bonheur individuel aussi parfois. Il n’a jamais cru au grand soir, jamais cru que la politique changerait le monde. « On lui reproche d’avoir mélangé caisse publique et caisse privée. Mais a-t-il eu une vie privée ? Il veut être protégé, respecté, considéré. Il ignore superbement l’avertissement du général de Gaulle : « L’aventure individuelle est une passion enfantine ». Il s’en moque.

Denoël (ISBN 9782207257449)

A quoi ressemble l’homme idéal ? Il s’épile. Il achète des produits de beauté. Il porte des bijoux. Il rêve d’amour éternel. Il croit dur comme fer aux valeurs féminines. Il préfère le compromis à l’autorité et privilégie le dialogue, la tolérance, plutôt que la lutte. L’homme idéal est une vraie femme. Il a rendu les armes. Le poids entre ses jambes est devenu trop lourd. Certaines féministes se sont emparées de cette vacance du pouvoir, persuadées que l’égalité c’est la similitude. Aujourd’hui, les jeunes générations ont intégré cette confusion. Les fils ne rêvent que de couple et de féminisation longue durée. Ils ne veulent surtout pas être ce qu’ils sont : des garçons. Tout ce qui relève du masculin est un gros mot. Une tare. Mais la révolte gronde. Les hommes ont une identité à reprendre. Une nouvelle place à conquérir. Pour ne plus jamais dire à leurs enfants : « Tu seras une femme, mon fils ».

Fayard (ISBN 9782213654508)

« Si vous n’êtes romain, soyez digne de l’être. »
Pendant quinze siècles, ce vers de Corneille a porté l’ambition française : être reconnue comme l’héritière de Rome, de son Etat, de sa langue, de sa manière unique d’assimiler les étrangers – à la fois hautaine et égalitaire – et même de sa façon d’imposer la paix en Europe. Dans son style à la fois documenté, précis et paradoxal, Eric Zemmour raconte cette obsession autour de laquelle s’est tissé notre roman historique national. Philippe Auguste, Louis XIV, Napoléon, Clemenceau croient toucher au but. Mais à chaque fois un croc-en-jambe les fait chuter, tantôt la puissance anglo-saxonne – notre « Carthage » – ou bien la force allemande – notre meilleure élève. A chaque fois aussi, la France s’invente des raisons d’y croire à nouveau, que celles-ci s’appellent les colonies, De Gaulle ou l’Europe. Sauf qu’aujourd’hui la mécanique impériale est cassée. Comme si nous vivions déjà à l’heure de la chute de l’Empire, submergés par de nouveaux « barbares »…

Le Cherche midi (ISBN 9782749118659)

Si Eric Zemmour n’existait pas, il faudrait l’inventer. Analyste iconoclaste et impertinent de l’actualité, c’est toujours sans contrainte ni tabou qu’il nous donne son point de vue, livrant un combat perpétuel contre le politiquement correct et tous les conformismes. Toute l’année 2010 sur l’antenne de RTL, il a réagi à chaud sur les grands et les petits sujets sociaux et politiques du jour, nous offrant de nouvelles clés de compréhension de notre époque et de ses mœurs. C’est l’essentiel de ses chroniques que nous vous proposons dans ce livre. On y retrouve avec plaisir l’acuité, souvent féroce, de ses analyses et de ses portraits, servis par un style aussi précis que documenté. On y retrouve surtout un Eric Zemmour plus en verve que jamais.

Albin Michel (ISBN 9782226240248)

J’ai tenu, chaque matin, le journal de bord de cette année surprenante, inquiétante, mirobolante. De mon poste d’observation privilégié, j’ai vu brûler les bûchers des vaniteux, comme au temps de Philippe le Bel, le petit peuple de Paris, sidéré et vaguement inquiet, regarda brûler celui des Templiers. J’y ai même glissé ma petite allumette. Ni vu ni connu. Pas pu m’empêcher. Un réflexe, une mauvaise habitude.

Albin Michel (ISBN 9782226245410)

Ils ont gagné. Ils sont le bien, le juste, le bon. La victoire du progrès sur la réaction, de la lumière sur l’obscurité, du peuple sur la bourgeoisie, même s’ils sont les nouveaux bourgeois que le peuple a abandonnés depuis longtemps.
Ils ont gagné et avec eux la paix sur la guerre, la fraternité sur l’égoïsme, l’amour sur la haine. Ils ont gagné et la réalité n’a qu’à bien se tenir. Les nations n’existent plus, les frontières n’existent plus, même les sexes n’existent plus; seuls les impôts existent encore. Ils ont gagné et les méchants peuvent trembler et les bons se rassurer ; les méchants se taire et les bons parler ; les méchants sans terre et sans voix et sans visage si ce n’est celui de la haine, du racisme, de la misogynie ; de la xénophobie, de l’islamophobie, de l’homophobie. À mort les phobes ! Toujours la même histoire folle pleine de bruit et de fureur, contée par un idiot. Mais l’idiot, c’est moi.

Albin Michel (ISBN 9782226254757)

La France se couche. La France se meurt. La France avait pris l’habitude depuis le XVIIe siècle et, plus encore, depuis la Révolution française, d’imposer ses idées, ses foucades mêmes, sa vision du monde et sa langue, à un univers pâmé devant tant de merveilles. Non seulement elle n’y parvient plus, mais elle se voit contrainte d’ingurgiter des valeurs et des moeurs aux antipodes de ce qu’elle a édifié au fil des siècles. Nos élites politiques, économiques, administratives, médiatiques, intellectuelles, artistiques, héritières de mai 68, s’en félicitent. Elles somment la France de s’adapter aux nouvelles valeurs. Elles crachent sur sa tombe et piétinent son cadavre fumant. Elles en tirent gratification sociale et financière. Elles ont désintégré le peuple en le privant de sa mémoire nationale par la déculturation, tout en brisant son unité par l’immigration. Toutes observent, goguenardes et faussement affectées, la France qu’on abat ; et écrivent, d’un air las et dédaigneux, les dernières pages de l’Histoire de France . Ce vaste projet subversif connaît aujourd’hui ses limites. Le voile se déchire. Il est temps de déconstruire les déconstructeurs. Année après année, événement après événement, président après président, chanson après chanson, film après film… L’histoire totale d’une déconstruction joyeuse, savante et obstinée des moindres rouages qui avaient édifié la France.
Éric Zemmour se livre à une analyse sans tabou de ces quarante années qui, depuis la mort du général de Gaulle, ont « défait la France ».

Albin Michel (ISBN 2226320083)

Le quinquennat hollandais a glissé dans le sang. Avec une tache rouge vif indélébile. Les attentats contre Charlie, l’Hyper Cacher de Vincennes, et la tuerie du Bataclan annoncent le début d’une guerre civile française, voire européenne, et le grand défi lancé par l’Islam à la civilisation européenne sur sa propre terre d’élection. Ce retour du tragique tranche avec la débonnaireté présidentielle qui confine à la vacuité. Comme si l’Histoire avait attendu, ironique, que s’installât à l’Elysée le président le plus médiocre de la Ve République, pour faire son retour en force. Comme si le destin funeste de notre pays devait une nouvelle fois donner corps à la célèbre formule du général de Gaulle après sa visite au pauvre président Lebrun, égaré dans la débâcle de 1940 : “Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef et qu’il y eût un Etat”. Comme si la dégringolade n’avait pas été suffisante, pas assez humiliante, de Pompidou à Sarkozy. Ce dernier avait été élu président pour devenir premier ministre; son successeur serait élu président pour devenir ministre du budget. Un quinquennat pour rien.

Albin Michel (ISBN 9782226320070)

Je savais où je voulais vivre, avec qui je voulais vivre, et comment je voulais vivre. À mes yeux médusés d’enfant, le mot France brillait de tous les feux : histoire, littérature, politique, guerre, amour, tout était rassemblé et transfiguré par une même lumière sacrée, un même art de vivre mais aussi de mourir, une même grandeur, une même allure, même dans les pires turpitudes. La France coulait dans mes veines, emplissait l’air que je respirais; je n’imaginais pas être la dernière génération à grandir ainsi. Il ne faut pas se leurrer. Le travail de déconstruction opéré depuis quarante ans n’a laissé que des ruines. Il n’y a pas d’origine de la France, puisque la France n’existe pas, puisqu’il n’y a plus d’origine à rien. On veut défaire par l’histoire ce qui a été fait par l’Histoire : la France. L’Histoire est désormais détournée, occultée, ignorée, néantisée. L’Histoire de France est interdite. On préfère nous raconter l’histoire des Français ou l’histoire du monde. Tout sauf l’Histoire de France. Mais cette Histoire se poursuit malgré tout et malgré tous. Elle a des racines trop profondes pour être arrachées. Elle s’est répétée trop souvent pour ne pas se prolonger jusqu’à aujourd’hui. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les mêmes lois s’imposent au-delà des générations. L’Histoire se venge.